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mercredi 23 octobre 2013

OUVERTURE DE LA LOTERIE DV: LA GUERRE ENTRE LES PROPRIOS DES CYBERCENTERS SE DECLARE !



Jamais on ne l’aurai cru que cette aventure serait, un jour, d’une telle envergure en RDC. Dans la ville de Kinshasa, la loterie DV est devenue un business lucratif mais aussi une rude compétition dans laquelle les proprios des différents cybercafés, par le biais des pubs, se rivalisent entre eux avec un acharnement peu commun.

Des drapeaux américains qui flottent, une gigantesque photo placardée sur le mur , du président des Etats-Unis, Barack Obama, en train de sourire , et un écriteau dans le quel on pourra lire « ZWA VISA YA OFELE AWA » ce qui veut dire (Venez obtenir un visa gratuitement ici). Tels sont les dispositifs que les différents cybercafés utilisent pour attirer un grand nombre des clients qui veulent jouer à la loterie électronique des visas américains.

Depuis que l’aventure est médiatisée par le biais des publicités, son extension ne fait que s’élargir  jour après jour. Avec des slogans irrésistibles, des méthodes subtiles et propres à attiser le désir de leurs potentiels clients, les proprios de Cybercafé usent de tous les moyens nécessaires pour attirer et maximiser les nombres des clients fidèles prêts à payer le frais requis pour tenter leur chance dans cette aventure.
Pour mieux gagner la confiance de leurs clients, Certains déclarent avoir reçu une formation leur offrant la potentialité de faire gagner autant des clients qui se présenteront, chez eux, dans cette aventure, Quelques uns préfèrent crâner bien avec des matériels,entre autres, les appareils photos professionnels qui, pour attirer plus des clients, les présentent comme des matériels exigés et dont ils se déclarent être les seuls à en posséder, et les autres préfèrent gagner leur crédibilité au prés des clients en parlant de leur expérience relative à l'exercice de cette aventure.
D'autres encore se présentent à la télé en exhibant des centaines des leurs passeports munis des visas américains toujours à l'intention d’attiser le désir de ceux qui veulent en avoir pour qu'ils puissent venir jouer chez eux. "Moi, j'ai une expérience immense en ce qui concerne l'exercice de la loterie électronique de visas américains. Ici, dans mon Cybercafé, j'ai des employés qui font ce travail avec du professionnalisme puisque ça fais déjà 13 ans qu'on exerce ce métier et Mon cybercafé ne fais qu'enregistrer un plus grand nombre des gagnants." Déclare Djaffar Amani, propriétaire d'un cybercafé renommé dans la ville de Kinshasa.

Suite à l’ampleur que cette aventure a connue, beaucoup des cybercafés fictif naissent pendant la période de la loterie électronique de visas américains pour arnaquer du tiers comme du quart les clients naïfs. C'est ce qu'affirme Djaffar Amani, propriétaire du Cybercafé Djaffar : " Je tire la sonnette d'alarme pour le peuple congolais, particulièrement pour ceux qui veulent jouer à la loterie DV, je vous conseil d'être très prudent car il y a tant des cafés-internet qui ne naissent qu'au mois d'octobre qui est la période pendant la quelle se déroule la loterie DV, leur objectif c'est de vous arnaquer et disparaître par la suite vous laissant sans résultat. Je ne vous dis pas que c'est toujours mon Cybercafé qui est le meilleur à l'exercice de cette aventure mais il faut chercher la où il y a du sérieux et de l'organisation pour augmenter vos chances de gagner"

Cleas Nlemvo

jeudi 5 septembre 2013

« Dites amen » : RADEK SUPREME ECLAIRE LES ZONES D'OMBRE



Dans son nouvel opus « Dites amen », le rappeur congolais Radek suprême a dénoncé l’arnaque qu’exercent les pasteurs des églises de réveil qui, selon lui, immergent le peuple congolais dans le sommeil et un aveuglement profond. Interviewé en exclusivité par Cleas Nlemvo.


Alors, votre chanson « Dites amen » fait le buzz ce dernier temps, pourriez vous me dire : Quand est ce que cette chanson est apparue ?
-          C’est un titre tiré de mon album « Ennemi Public Numéro 1 », le troisième extrait de mon album pour être clair. Après avoir sortie le 1er extrait « Grave » qui fustigeait les musiciens qui se comportent en voyous dans la dépravation des mœurs, puis le second « Ezo Sila Te » qui parle du chômage et de la misère du congo. « Dites amen » est sorti il y a à peine un mois.

Qu’est ce qui vous a beaucoup plus  incité à écrire cette chanson ?
-          Je remplis mon rôle d’artiste engagé, dire tout haut ce qui se dit tout bas. Nous devons reconnaître qu’aujourd’hui les églises qu’on a tant cru de ‘réveil’ se sont transformés en église de sommeil, les fidèles sont aliénés, aveuglés par ces faux pasteurs que je qualifie de ‘Gourous’. Les églises, ces boutiques  qui cachent leurs noms, avec à leurs têtes des pasteurs ‘Kuluna’, se sont versés dans pas mal d’abus et antivaleurs. J’ai du mal à cautionner ce système de Royaume qu’on a instauré et dans lequel seul le fils du pasteur est habilité à succéder au ‘trône’ de son père, et le sort réservé à tous ces anciens et diacres qui ont bataillé des années, de chœur avec le pasteur pour élever l’édifice, c’est la touche. La vente des indulgences, par là je parle du phénomène des dîmes et bénédictions taillées sur mesure : à 100$, à 1000$, à 10.000$, et je ne vous parles pas des offrandes spéciales qui n’est pas de Dieu et que nous disons que c’est une arnaque pure et simple. Ils (les pasteurs) ne pensent même pas à évangéliser le fin fond de nos contrées et villages puisqu’il n y a rien de rentable, tous ce les intéresse c’est l’Europe, l’Amérique, etc. Trop des cultes, retraites et séminaires, c’est une forme de prise en otage qui empêche quelqu’un de vaquer à d’autres occupations beaucoup plus responsables. Les problèmes sont nombreux, ceux-ci ne font partie que de la pointe de l’iceberg.

Donc si je comprend bien, vous n’étés que contre la prolifération des églises de réveil, pas contre d’autres religions comme le catholicisme, l’islam et tant autre ?
-          Ne faisons pas l’amalgame, nous ne disons pas que prier est mauvais, nous nous insurgeons contre cette prolifération grotesque qui a drainé avec elle tout ce cortège de malheur.

D’après différentes sources, vous étiez victime d’une menace de mort après avoir clashé sur les musiciens ‘voyous’ dans « Grave », alors ne craignez vous pas une nouvelle menace des représailles à cause de « Dites amen » ?
-          Ce qui m’effraie ce n’est pas la méchanceté des méchants mais plutôt le silence des hommes honnêtes et intègres qui laissent le mal prendre le dessus sur le bien. La peur nous trahit trop souvent et dresse le lit pour  le mal, le jour ou le congolais surmontera sa peur, c’est ce jour là qu’on verra naître un Congo nouveau.
Que direz vous de ceux qui jugent christianophobe et blasphématoire le contenu de « Dites amen »   ?
-          Pour qu’il existe le bien, il faut qu’il y ait le mal, c’est contre ce mal là qu’on va en croisade. Au regard de tout ces maux qui gangrènent la société, gardez silence est synonyme de complicité. Il faut être hypocrite ou aliéné pour raisonner de la sorte. Je suis tolérant, je respecte toutes les tendances religieuses mais j’ai horreur des abus et excès au nom de la religion. Sauver les enfants de Dieu ou les laisser en pâture de ces pasteurs prédateurs. En tout cas, ces pasteurs ‘voyous’ n’auront plus à se cacher derrière leurs fameux évangiles : ‘Ne jugez point, afin que vous ne soyez pas jugé’ car je le combattrais énergiquement.
Pourriez- vous souligner en quelques mots le message-clef que vous avez transmis dans « Dites amen » ?
-          Le retour à la parole, en tout cas à la vraie parole telle qu’elle est dans la bible. Les écritures sont très claires mais les prédateurs arrangent et les interprètent à leurs fins cupides. Je n’ai rien contre les églises mais mon combat est celui de tirer les enfants de Dieu de ce sommeil et aveuglement dans les quels ils sont plongés. Libérer spirituellement les ouailles, les fidèles pris en otages par ces ‘gourous’ des pasteurs. Contrairement à ce mensonge qu’on nous laisse gober, le salut c’est dans la prière, j’aimerais dire aux congolais qu’aucune nation dans ce monde ne s’est développée sans le travail, plus nous travaillons plus nous bâtissons le congo. Prier c’est bien mais travailler c’est beaucoup mieux puisque le temps de la manne est révolu.

Quel est votre dernier mot à adresser à ton public ?
-          Le combat continu !

Merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview.
-          C’est moi qui vous remercie !


Propos recueillis par Cleas Nlemvo.

DANS « DITES AMEN », RADEK SUPREME FUSTIGE L’ARNAQUE AU NOM DE DIEU



Dans son nouvel opus ‘Dites amen’ apparu récemment, le rappeur congolais Radek Suprême a dénoncé avec véhémence la prolifération des églises de réveil et l’arnaque au nom de Dieu que beaucoup des pasteurs des églises de réveil exercent et qui, pour lui, est l’une des antivaleurs qui entravent le développement de la RDC.

Après avoir fustigé, dans ‘Grave’ ,  l’obscénité que des musiciens congolais répandent à travers leurs chansons, le rappeur congolais Radek Suprême, fils du pays, comme nombreux de ses fans l’appellent affectueusement, fait un retour féroce sur la scène du hip hop congolais avec son nouvel opus ‘Dit amen’. Un titre tiré de son album ‘Ennemi Public Numéro 1’, ‘Dites amen’ est un nouveau clash dans le quel, le Rappeur Radek Suprême s’en est pris, cette fois, à tous les pasteurs et leaders religieux qui, selon lui, arnaquent le peuple congolais au nom de Dieu.

Dans ‘Dites amen’,  Radek Suprême fustige ce qu’il a qualifié de ‘Trafic de bonne nouvelle’, exercé par les pasteurs, qui, d’après lui, est devenu un véritable fléau sur toute l’étendue de la RDC.  « Nous devons reconnaître qu’aujourd’hui les églises qu’on a tant cru de ‘réveil’ se sont transformés en église de sommeil, les fidèles sont aliénés, aveuglés par ces faux pasteurs que je qualifie de ‘Gourous’. Les églises, ces boutiques  qui cachent leurs noms, avec à leurs têtes des pasteurs ‘Kuluna’, se sont versés dans pas mal d’abus et antivaleurs. » A-t-il martèle lors d’une interview en exclusivité qu’il a accordé à la rédaction de Cleas-news.
 
Après avoir alerté l’opinion publique en dénonçant dans sa chanson ‘Grave’ la dépravation des mœurs dont nombreux musiciens congolais en sont responsables, et parlé, dans sa chanson ‘Ezo sila Te’, du chômage qui bat son plein en RDC, Radek Suprême, ‘fils du pays’ comme ses fans l’appellent affectueusement, a tiré une nouvelle fois la sonnette d’alarme en prenant, cette fois, pour cible les leaders des églises de réveil qui, selon lui, font fortune en déformant l’évangile de son vrai sens, un véritable fléau qui, pour lui, entrave le développement de la RDC. « Ils (les pasteurs) ne pensent même pas à évangéliser le fin fond de nos contrées et villages puisqu’il n y a rien de rentable, tous ce qui les intéresse c’est l’Europe, l’Amérique, etc. Trop des cultes, retraites et séminaires, c’est une forme de prise en otage qui empêche quelqu’un de vaquer à d’autres occupations beaucoup plus responsables. Les problèmes sont nombreux, ceux-ci ne font partie que de la pointe de l’iceberg. »

Bien qu’il ait été victime d’une menace de mort pour avoir fustigé le dérapage des musiciens congolais qui répandent souvent l’obscénité dans leurs chansons, Radek Suprême est loin de craindre une nouvelle menace des représailles en dénonçant l’arnaque dans la quelle se livre beaucoup des pasteurs. « Ce qui m’effraie ce n’est pas la méchanceté des méchants mais plutôt le silence des hommes honnêtes et intègres qui laissent le mal prendre le dessus sur le bien. La peur nous trahit trop souvent et dresse le lit pour  le mal, le jour ou le congolais surmontera sa peur, c’est ce jour là qu’on verra naître un Congo nouveau. » Conclut-il.

Cleas Nlemvo

mercredi 17 juillet 2013

RDC : LES BACHELIERS SAVENT BIEN METTRE LE FEU



Vêtus, presque tous, des t-shirts blancs bien décorés à la guise de chacun, des sifflets attachés aux cous et des flacons de poudres en mains, les nouveaux diplômés congolais célèbrent leur réussite avec un enthousiasme complet et provoquent une ambiance extrême sur toute l'étendue du pays.

Contrairement aux autres pays, la réussite au bac, en R.D.C, se célèbre d'une façon à nulle autre pareille dans le monde entier.
Tout commence le jeudi de la dernière semaine du mois de juin qui est, selon le calendrier scolaire national, la période pendant la quelle se déroulent les examens terminant les études secondaires. Déjà après avoir passé le dernier examen, les finalistes se mettent à célébrer la fin des épreuves. Ils chantent, boivent et déchirent leurs tenues "bleues blancs" (l'uniforme scolaire nationale) pour marquer la fin de leur souffrances endurées pendant 12 années d'études scolaires. Tous espèrent et attendent fermement la réussite lors de la publication des résultats qui intervient, désormais, après deux semaines qui suivent la fin des épreuves nationales. « Jadis les finalistes attendaient la publication des résultats du bac depuis des mois mais actuellement, tout va vite en besogne, les résultats sont divulgués après deux semaines que précède la fin des épreuves » souligne un journaliste de Télé50.

Après que les résultats sont publiés, C'est du délire qui commence. Une ambiance en couleurs s'impose, le pays bouge au rythme de coups de sifflets énergiques et des battements des portails et des casseroles exécutés par les nouveaux diplômés pour annoncer leur réussite. Victorieux dans leur dure et sévère lutte qu'ils ont du menés, les nouveaux diplômés, les cheveux couverts des poudres, accompagnés par leurs membres de familles qui les considèrent par conséquent comme des héros, provoquent une  intense ambiance pour ne pas dire tapage. Ils parcourent les rues de la ville, les uns assis sur les portières des voitures, les autres sur des motos, ils roulent tous avec des coups de klaxon insistant et partent à la rencontre de leurs proches, notamment les cousins, les amis, etc... Afin de leur saupoudrer la tête, un geste qui dénote une victoire bien méritée dans une compétition très rude.

Le lendemain, la fête continue mais cette fois les bacheliers fêtent d'une manière modérée vu qu'ils sont fatigués du fait de longs trajets qu'ils ont dû parcourir à la rencontre des proches le soir de la publication. Pour mieux clôturer la fête de leur réussite, certains se rassemblent et remplissent les chaises des différents bars de la ville. « Chaque année les nouveaux diplômés viennent célébrer leur réussite ici dans notre bar, ils dansent, ils boivent parfois jusqu'à l’aube » raconte Deejay, gérant dans un bar dans la ville de Kinshasa. Les autres, par contre, choisissent la voie de la prière, ils s'engouffrent dans des églises pour aller prier le bon Dieu. Une offrande leur est exigée par les pasteurs en guise de remerciement à Dieu.
Cleas Nlemvo

samedi 22 juin 2013

KINSHASA: MERCEDES 207 D, UN TAXI BUS FANTOME



Très réputés dans la ville de Kinshasa ou il est connu sous le pseudo « Esprit de mort » du fait de ses graves accidents souvent mortels qu’il provoques, le taxi bus de la marque Mercedes 207 D continu de semer l’affolement dans le transport public.

Les taxis bus de la marque Mercedes 207 D rependent la terreur dans le transport en commun. Principalement dans la ville de Kinshasa qui est ébranlée par une crise liée au transport public, les drames causés par ces véhicules continuent de connaitre un essor.

D’après les statistiques disponibles, 345 personnes ont été tuées sur les routes
Congolaises en 2009, contre 393 en 2011. Des chiffres en hausse, mais très probablement
 Minorés par les autorités. Parmi les taxis bus qui font plus de victimes, les Mercedes 207 D, arrivent en haut du classement. «Ces véhicules sont appelés "Esprit de mort", à cause des nombreux accidents qu’ils provoquent», s’alarme Ya Féli, chauffeur à Kinshasa.

Parmi les kinois interviewés, Nombreux affirment que ce sont les conducteurs de ces véhicules qui sont les auteurs de toutes ces tragédies vu qu’un grand nombre de ces conducteurs, pour ne pas dire tous, ont d’abord été des receveurs. Donc, ils n’ont pas forcément suivi une formation en auto-école et ne connaissent absolument pas le code de la route. «Ils conduisent très mal, comme des fous, et ne veulent jamais être dépassés.
Pour éviter cela, soit ils bloquent le passage d’autres véhicules ou poursuivent celui qui vient de les dépasser. Ils roulent aussi à une très grande vitesse parce qu’ils se précipitent sur les clients». Ajoute Ya Feli, chauffeur à Kinshasa. Un avis contesté par Pablo qui est un receveur devenu chauffeur. Celui-ci déclare avec ces termes « Conduire ne nécessite pas de faire des études A l’auto-école, on ne fait qu’apprendre les panneaux de signalisation et comment utiliser le levier de changement des vitesses, donc c’est toujours pareil »

En raison de nombreux accidents mortels qu’ils provoquent, certains kinois refusent de prêter les taxis bus Mercedes 207 D comme moyen de déplacement de crainte qu’ils ne soient tués par un éventuel accident que ces taxis bus pourront potentiellement provoquer, mais pour les autres kinois, surtout ceux qui habitent la partie Est de la ville, en dépit de ses graves accidents qu’ils provoquent, l’usage des taxis bus Mercedes 207 D est indispensable car c’est le seul véhicule qui les transporte de chez eux jusqu’au centre ville à moindre coût. « Moi, je n’ai jamais été exigeante dans le transport public, tous les véhicules provoquent des accidents, que ce soit le taxi bus 207 D ou quoi que ce soit, je monte à bord, l’essentiel est que j’arrive à destination à temps ! » déclare Mikeline Luyindula, habitante de la partie Est de la ville.

Cleas Nlemvo

mercredi 10 avril 2013

KINSHASA : UNE VILLE A L’AGONIE AU SUJET DE ‘TRANSPORTS PUBLICS’.



Tous les jours ouvrables, le matin avant de sortir comme le soir avant de quitter le travail pour rentrer à la maison, la population kinoise se prépare pour affronter une ultime étape cruciale de la journée la quelle sa réussite ne consiste qu’à une seule chose : « Trouver la place à bord d’un taxi – bus qui pourra la conduire jusqu’à sa destination. » Vu sa difficulté, le transport en commun dans la ville de Kinshasa devient un fait saillant qui préoccupe tout le monde, enfants, parents ou vieux.

Le transport en commun en République démocratique du Congo figure parmi les problèmes majeurs qui embarrassent la population congolaise.

Principalement dans la ville de Kinshasa, ou le phénomène « Demi - terrain » bat son plain, un phénomène prisé par les chauffeurs, qui consiste à parcourir seulement la moitié du trajet au lieu de transporter les clients jusqu’au terminus, les usagers, surtout ceux qui habitent la partie Est de la ville qui englobe les communes de N’djili, Masina, Kimbanseke, appelés communément « chine populaire », ils passent des heures aux arrêts de bus dans l’attente d’un taxi bus qui pourra les conduire jusqu’à leur destination.

Quand un taxi arrive, c’est avec des empoignades que se livrent ces usagers pour trouver la place à bord, les uns se précipitent vers les portières, les autres choisissent la voie des fenêtres, d’où nombreux se cognent brutalement et se font marcher dessus à plusieurs reprises, de ce fait, on pourra bien dire que c’est une véritable compétition qui s’engage et dont les victorieux seront certainement les plus forts. Finalement, ce sont les plus musclés, courageux, qui trouvent de la place à bord. Pour les usagers mous, submergés de frustration pour avoir raté l’occasion, ils sont encore contraints de poiroter en espérant l’arrivée d’un autre taxi.

Malgré leur patience, la chance de trouver de la place à bord d’un éventuel taxi qui arrivera ne cesse de devenir de plus en plus mince puisque plus ils passent des heures à patienter plus la foule d’usagers continue de s’accroître. Par suite de cela, nombreux des usagers décident de faire la marche à pied le long du macadam à l’espoir de trouver un éventuel taxi, à bord du quel il va monter en toute sérénité et qui pourra les conduire jusqu’au terminus.

Toutefois, ça n’a toujours pas été facile de faire arrêter un taxi - bus en pleine course le long du macadam, vu que beaucoup des chauffeurs ne veulent plus recevoir les gens n’importe comment le long de la route de peur qu’ils ne ramassent les « faux – têtes », un nom péjoratif qui désigne les agents de la fonction publique, les militaires, secouristes de la croix rouge, etc… ces agents ne payent jamais le kilomètre parcouru. Arrivés à la destination, ils présentent leurs cartes de service et s’en vont sans avoir donné même un centime. « Les faux – têtes ne se rendent compte de rien, ils ne savent même pas que pour que nos véhicules marchent il va falloir qu’on mette du carburant et que ce carburant on ne le ramasse pas, c’est impérativement achetable ! » déclare Morris, chauffeur d’une Mercedes 207 D.
« L’autre fois, je les ai reçus au nombre de 8 à bord de mon taxi - bus qui n’a que 16 places. Dans une course normale je gagne 6400 FC. Mais ce jour là, avec 8 faux – têtes à bord, je n’ai gagné que 3200 FC, donc j’avais perdu la moitié de ma recette. On ne comprend plus ce qui se passe dans ce pays, le gouvernement congolais doit trouver des solutions adéquates en ce qui concerne ce problème ! » Déplore Guy, chauffeur d’une Toyota.

En effet, ce phénomène des « Faux – tête » est aussi la cause des nombreuses opérations frauduleuses qui dérangent l’ordre public dans le transport en commun vu que beaucoup des gents se présentent comme étant les agents de la fonction publique et présentent les faux documents en vue de ne pas payer le kilomètre parcouru.
Cedrick qui est ‘receveur’ (nom commun qui désigne la personne à bord d’un taxi – bus qui a pour travail de héler, de recevoir les clients puis de collecter leur argent) raconte une scène en ces termes : « Dernièrement, on avait arrêté deux monsieur à bord de notre taxi - bus qui se sont présentés comme étant des militaires, on leur avait demandé de nous montrer leurs cartes de service, ils refusaient en nous intimidant de nous arrêter, et tellement qu’on avait beaucoup insisté, ils ont finis par nous les montrer mais c’étais des faux documents, on les avait, directement, acheminé vers la police la plus proche. »
Cleas Nlemvo

dimanche 17 février 2013

L’HABILLEMENT INDECENT DES JEUNES FILLES KINOISES DEVIENT UN VERITABLE FLEAU !




On dirait qu’on assistait dans une scène d’exhibitionnisme quand on se promène dans la ville de Kinshasa. Dans les quartiers, écoles, universités, églises, surtout dans les transports publics, les jeunes filles kinoises ne se gênent plus de s’habiller de façon indécente en exhibant les parties intimes du corps : poitrines, fesses, nombril…

L’habillement indécent des jeunes filles kinoises devient un phénomène fameux dans la société congolaise. Partout où vous allez passer dans la ville de Kinshasa, que ce soit à la télé ou à la radio, tout le monde en parle. Cela prouve de façon indiscutable que ce phénomène d’indécence de tenue vestimentaire chez les jeunes filles kinoises dévient un fait de société qui ennuie des nombreux kinois de tous les âges.

Beaucoup des jeunes filles kinoises pensent que la meilleur façon d’affirmer leur féminité c’est d’être ‘sexy’ c'est-à-dire de s’habiller de façon excentrique, d’où elles se promènent en pleine journée, sans gène avec des tenues coquines. Notamment, le port des pantalons moulants sans slip et des tops très serrés (dos-nu) souvent portés sans soutien-gorge ou encore une jupette (mini-jupe) avec un body très étroit. Ces jeunes filles kinoises sont souvent incitées par les artistes musiciens qui s’habillent et habillent leurs danseuses indécemment lors des tournages des clips vidéo. (MWASI MWASI NDE NZOTO !), cette phrase, on peut la traduire par : « c’est l’opulence corporelle qui compte beaucoup plus dans la féminité » une citation tirée d’une chanson congolaise en vogue qui encourage nos jeunes filles kinoises à se livrer dans l’habillement impudique pour montrer leur ‘somptuosité corporelle’ et comment elles ont été parfaitement conçues par Dieu.

C’est surtout à bord des taxis bus que se passent les scènes exhibitionnistes très obscènes dont les actrices sont les jeunes filles kinoises. Quand une fille habillée de façon incorrecte monte ou descend du taxi, toutes ces parties intimes sont mises en évidence devant tout le monde : enfants, parents ou vieux. « On se demande si elles n’ont pas des parents qui les contrôlent quand elles sortent de chez elles, vraiment c’est déplorable ! » regrette un chauffeur de taxi.

Parmi les jeunes filles kinoises interrogées, nombreuses n’approuvent guère cette façon de s’habiller ‘car l’habillement c’est tout un message’, affirment-elles. « Il atteste la bonne ou la mauvaise personnalité de chacun d’un seul coup d’œil des autres. Alors s’habiller de façon indécente revient à ternir son image puisque beaucoup des gens considèrent les filles qui s’habillent de façon choquante comme des ‘moins sérieuses’ », déclare Helna Nlemvo.

Mais les autres filles ne partagent pas cet avis. Tel est le cas de Juliette, âgée des 21 ans, qui déclare : « Moi, je me  réfère à la culture occidentale. S’habiller indécemment n’est pas synonyme d’être mal éduqué. N’est pas non plus  synonyme d’attirer les hommes. Car de par leur nature, les hommes  ont  toujours des arrières pensés. Que tu t’habilles comme un ange ou pas, tous nous sommes humains. »

Les parents doivent avoir l’œil sur l’habillement de leurs filles. Cela ne veut pas dire qu’ils doivent commencer à les habiller comme des petits enfants mais ils doivent surveiller avec attention l’habillement des ces dernières pour éviter le dérapage. En effet, une tenue modeste, correcte et bien arrangée révèle la véritable  personnalité de chacun car si vous vous êtes habillés indécemment, vous serez traités de tous les noms mais si vous vous attachés à ce que votre tenue sois correctement arrangée, cela vous attirera sans doute le respect d’autrui.

Cleas Nlemvo 


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