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mercredi 10 juin 2015

Législatives en RDC : la députation, un job en Or qui attire

‘Tout lâcher pour un siège au parlement’, telle est la détermination de toutes ces personnes qui abandonnent leurs activités pourtant rentables afin de gagner des sièges au sein du parlement congolais. Il semble que la députation devient le seul boulot qui paie mieux… en tout cas, pour ceux là, vu leur motivation, en effet !
Ils sont journalistes, professeurs, artistes, pasteurs, sportifs, les gens des tous les domaines qui désertent les secteurs de leurs compétences en vue de rejoindre l’hémicycle du parlement congolais et porter le statut de ‘élu du peuple’. Ce qui provoque un dépôt massif de candidatures lors de chaque législatives. Vu l’engouement des toutes ces personnes soucieuses de devenir parlementaires, nous n’avons qu’à estimer que la députation dévient un job en or accessible à tous.     
Depuis les premières élections démocratiques en 2006, nous constatons que le nombre de candidats aux postes électifs augmente de façon vertigineuse à chaque période électorale. Comme l’a indiqué une journaliste via son compte twitter, ‘la CENI aurait déjà réceptionné 17 410 candidatures pour seulement 711 sièges aux élections provinciales  de 2016’. Parmi les postulants qui ont fait couler beaucoup d’encres, nous pouvons citer Robert Kidiaba Muteba, Pamphile Miyayo et Jean Kasusula qui sont tous les trois, pourtant, les stars du football congolais. Connus par le grand public pour avoir mené des bonnes carrières en équipe nationale, ces stars du ballon rond ont préféré troquer leurs maillots de foot pour des éventuels costume-cravates : tenue à la mode de députés congolais. Une décision très commentée par différents médias car personne ne pouvait s’attendre à ce que ces icones du football congolais choisissent de quitter la pelouse du stade pour des probables sièges au sein du parlement congolais.
 Si ces candidats prétendent tous  vouloir aller au parlement pour « défendre l’intérêt du peuple », les commentaires des uns et des autres évoquent différentes autres raisons qui les motivent à se jeter à corps perdu dans la députation souvent avec aucun bagage politique.
A en croire ce qu’avait publié le site d’information www.KongoTimes.info sur la hausse du salaire des députés et sénateurs qui était passé de 6.000 USD à 13.000 USD par mois, nul ne pourra contester que la plupart de ces postulants qui abandonnent leurs métiers pour une place au parlement sont beaucoup plus aiguillonnés par l’envie de gagner encore plus de sous que par le soucis de défendre l’intérêt de leurs communautés. Sans oublier que les différents privilèges, entre autres les véhicules officiels, les voyages à l’étranger, l’immunité dont jouissent les parlementaires de la dernière législature constituent également la base de cette affluence de candidatures aux élections à venir. Ce qui rend à la CENI la tache difficile car avec un nombre de candidats excessivement élevé, l’organisation des élections n’a jamais été aussi simple.
Mais peut-on reformer ce secteur afin d’éviter l’afflux de candidatures venues des toutes sortes des personnes ? Comme le suggère un politologue qui a requis l’anonymat, « la reforme doit se faire au niveau des partis politiques. Ils doivent veiller aux choix de leurs candidats en tenant compte des critères pouvant aider les électeurs à accorder leurs suffrages aux postulants qui, une fois élus, seront susceptibles de contribuer au progrès de la nation ». Sinon avec cette ruée de candidatures à chaque législatives, « nous risquons d’avoir des tintin au parlement » comme l’a dit un jeune étudiant pour se moquer des élus qui ne valent absolument rien.

Cleas Nlemvo

samedi 2 mai 2015

AFRIQUE : BIENVENUE AU CONTINENT DES PRESIDENTS A VIE !

‘Et si on restait président de la république pour la vie ?’ En tout cas c’est ce que souhaiteraient, à priori, bon nombres des chefs d’Etats africains.
S’accrocher au fauteuil présidentiel le plus longtemps possible est sans doute le rêve de la plupart des dirigeants africains. Aujourd’hui en Afrique, les trois-quarts des dirigeants sont en tête du pouvoir pendant une dizaine d’année. Selon un web magazine, les 4 présidents en exercices dans le monde depuis plus d’une trentaine d’année sont tous africains. Et malgré cette longue période et leurs âges pour la plupart très avancés, certains ne s’en fatiguent toujours pas. A chaque terme de leurs mandats, Ils mettent en pratique tous les moyens nécessaires dans le but de s’accrocher au pouvoir pendant une longue période, voir au delà de la limite accordée par la constitution. Ce serait ‘faute de ne pas savoir quoi faire et ou aller après avoir quitté le pouvoir.’- souligne un éditorialiste d’un magazine panafricain.’
Même si l’ex-président sud-africain, le feu Nelson Mandela et celui du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, ont joué les bons élèves, en étant en tout cas les seuls dirigeants africains à avoir volontairement renoncé au pouvoir au terme de leurs mandats, ce bon exemple de la démocratie qu’ils ont légué à la génération future demeure aujourd’hui une page de l’histoire tournée qui a d’ailleurs valu au père du Sénégal indépendant des moqueries de la part de ses homologues de cette époque. Qualifié de ‘déserteur’ par, entre autre, l’ivoirien Houphouet Boigny, qui, lui, avait opté pour la présidence à vie, enfin… peut-être !
La constitution manipulée au prix du sang de la population.
Si dans nos mémoires persistent encore les images de cette trentaine de morts qui se sont sacrifiés pour chasser Blaise Compaoré avec ses 27 ans de règne dans sa poche, celles du janvier dernier en RDC font encore froid dans le dos vu que l’intention du président Joseph Kabila de prolonger ou non son mandat au-delà de la limite accordée par la constitution reste toujours incertaine. Quand bien même la population, au prix de 17 morts (selon le bilan officiel), a pu barrer la route au projet de loi sur la révision constitutionnelle considéré par l’opposition comme moyen qui aurait permis à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter aux prochaines élections, le sort de l’homme fort de la RDC reste encore inconnu. Personne n’ose parler avec certitude s’il va bien quitter le pouvoir au terme de ses deux mandats consécutifs. La RDC et le Burkina sont loin d’être des cas exceptionnels. Le débat sur la clause limitative du nombre de mandats présidentiels fait encore, aujourd’hui, la une de l’actualité africaine. Cette fois c’est au Burundi ou les rues de Bujumbura sont à feu et à sang depuis que le président Pierre Nkurunziza a été désigné, par son parti, le CNDD-FDD, comme candidat pour un éventuel troisième mandat aux prochaines élections. Lui qui est à la tête de son pays depuis 2005, a manifesté son intention de briguer un troisième mandat. Ce qui a provoqué des violences dans la capitale burundaise, des heurts entre la police et manifestants s’opposant à cette éventuelle candidature jugée ‘inconstitutionnelle’ par l’opposition. On dénombre déjà 7 morts depuis que les émeutes ont commencé mais le président Nkurunziza n’a pas l’air de renoncer à sa décision.    
La liste serait très longue s’il faudra parler des tous ces chefs d’Etats africains qui opteraient probablement pour la modification de la constitution en vue des briguer des nouveaux mandats dans les prochains jours. Se maintenir au pouvoir le plus longtemps reste pour le moment une marque de la politique africaine.
Les constitutions continuent d’être manipulées par les plus forts et la révolution semble être le seul moyen efficace de se débarrasser des ces ‘Dictateurs pseudo-démocrates !’

Cleas Nlemvo

LAMBERT MENDE STIGMATISE LA PRESSE POUR SA ‘COMPLAISANCE’ A L’EGARD DE L’OCCIDENT

Lors d’une conférence de presse qu’il a tenue, le ministre des medias, Lambert Mende, s’en est pris aux journalistes congolais, les accusant d’avoir tendance à se soumettre à la domination occidentale.
Pour Lambert Mende, la presse congolaise se montrerait très réticente face aux abus des organisations occidentales. Mais, en revanche, elle a tendance à enfoncer le clou quand il s’agit des réclamations de ces dernières. Une politique qui n’enchante pas le ministre des médias congolais et qui l’a, par conséquent, contraint à manifester son indignation lors de cette conférence qu’il a tenue le jeudi 30 avril.   
Tout a commencé par une question sur le fait que le président  Barack Obama a ordonné à l’armée américaine de venir en renfort pour soutenir la brigade anti-émeute afin de disperser les manifestants qui se mobilisent dans plusieurs grandes villes des Etats-Unis pour dénoncer le racisme dans la police américaine après une série des meurtres des jeunes noirs non armés tués par des policiers blancs.
Cette mesure consistant à déployer l’armée dans la rue pour éviter le dérapage des émeutiers a été prise par Kinshasa lors des manifestations du janvier dernier. Cela aurait déclenché une vague des rapports de différentes ONG humanitaires accusant les autorités congolaises d’avoir fait usage de la force de façon disproportionnée. « Mais il est fort étonnant de constater le silence absolu de la communauté internationale face à cette même décision qu’a, cette fois, prise le président américain." déclare le porte parole du gouvernement,  "Alors que Washington aussi est membre de l’organisation des nations unies comme la RDC mais aucune des ces organisations engagées dans l’humanité ne l’a condamné pour avoir fait appel à l’armée afin de dissuader ce soulèvement », poursuit-il
.

De ce fait, Lambert Mende a fustigé la presse congolaise, la reprochant de tolérer cette espèce de ‘néo-colonisation’ en faisant l’apologie des caprices des ces organisations étrangères à travers les médias.    

vendredi 31 octobre 2014

‘THE RUMBLE IN THE JUNGLE’ : 40 ANS APRES, LE MONDE ENTIER S’EN SOUVIENT.



« Ali, BOMA YE ! » Une simple phrase mais qui est entrée dans la légendaire histoire du combat du siècle opposant Mohamed Ali face à George Forman à Kinshasa. 40 ans après ce combat historique, aujourd’hui  le monde entier s’en souvient et l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa a organisé une projection du film à l’occasion de la commémoration de ce ‘Rumble in the jungle’.

Il y a nettement 40 ans jour pour jour depuis que George Foreman s’est écroulé des suites des violents coups des poings de son adversaire Mohamed Ali lors du combat décisif qui a opposé les deux grands boxeurs de l’époque à Kinshasa sous la lumière du stade de 20 mai.
30 octobre 1974 au 30 octobre 2014, 4 décennies se sont écoulées mais l’image spectaculaire de ce combat reste toujours  gravée dans la mémoire de la plupart des gens. On y voit George Foreman, alors épuisé et complètement au bout des ses derniers efforts se laissent ensuite à la merci de son concurrent, Mohamed Ali, qui lui enchaine une rafale des coups jusqu’à tomber  KO sur le ring sous les cris hostiles de la foule acharnée entrain de marteler sans arrêt «Ali, BOMA YE !»   
‘The rumble in the jungle’ ou ‘le combat de la jungle’ comme on l’a baptisé, cette rencontre reste une légende dans l’histoire de la boxe et a été non seulement un événement sportif mais aussi une rencontre culturelle qui a rassemblé les grands noms de la musique de l’époque tels que James Brown, BB King, Tabuley Rochereau et tant autres qui ont pu livrer des concerts.
A l’occasion du 4Oeme anniversaire de ce combat du siècle, l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa a organisé, ce 30 octobre, une projection du film de cet événement historique qui a eu lieu à la halle de la Gombé dans le soucis de «permettre à la présente génération d’avoir l’image de ce qui s’est passée à cette époque car c’était un match impressionnant mais surtout à l’idée d’avoir eu toute une délégation américaine ici c’est ça qui est le plus important » déclare  la conseillère aux affaires publiques de l’ambassade des Etats-Unis, Madame Ellen B. Masi, qui a d’ailleurs ouvert la soirée et a également assisté à la projection de ce film.
Après la fin du film qui a duré environs deux heures, l’assistance a eu un court entretient avec l’invité special de la soirée, Mr. Olela Shungu, celui qui était l’interprète de Mohamed Ali lors du séjour de ce dernier ici en actuelle RDC. Un entretient au courant duquel  Mr. Olela Shungu a parlé du déroulement de ce grand combat, de sa préparation ainsi que de ses coulisses avant de clôturer avec une séance des questions du public auxquelles il a aussi répondu.
Il est vrai que les jours passent vite et rendent des souvenirs obsolètes mais grâce à cette belle initiative qu’a prise l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa, le public invité à cette projection a été plongé dans ‘il y a 40 ans’, au cœur de l’époque de Mobutu Seseko, pour revivre ce grand match qui a marqué l’histoire de la boxe dans le monde.
Cleas Nlemvo

vendredi 23 mai 2014

L’INDUSTRIE DE PAGNE AFRICAIN, UNE EXPLOITATION DE L’OR EN TISSU



Originaire de l’Indonésie, le wax, appelé communément pagne, continue à envahir  le marché textile du  vieux continent africain qui en est pourtant pas le premier producteur mais qui en demeure le plus grand consommateur.
Voici déjà un siècle que la fièvre du wax s’est emparée du continent africain.
Généralement en Afrique subsaharienne, cette étoffe composée des fibres végétales tissées continue à occuper les étagères du marché textile africain.
ça reste l’habit le plus convoité et jusqu’aujourd’hui des centaines des consommateurs en sont bien prisés. Depuis son entrée dans le continent noir au 19eme siècle grâce aux soldats et marchands Ghanéens qui travaillaient, à l’époque, pour l’état colonial hollandais à Java (Indonésie) et qui auraient vu comment les colonisateurs anglais et hollandais se mettaient à l’imprimer à la cire, ‘Wax’ en anglais, ce tissu fascine toujours aujourd’hui dans le continent noir et y séduit toutes sortes des personnes.
Entre le wax et le continent africain qui n’en est pourtant pas le premier producteur, c’est une histoire d’amour. « Le pagne est la tenue exigée pour tout le monde et pas question de mettre n’importe quoi, alors on collectionne les tissus et on est toujours à la recherche des nouveaux modèles. Il n’y a aucune cérémonie qui se fait sans pagne. Mariage, baptême, enterrement, remise de diplôme, journée de la femme, on l’y porte, le pagne est omniprésent dans notre quotidien en Afrique, » témoigne Laure qui est une étudiante béninoise dans une école du stylisme en France.
En effet, il y a des usines en Afrique qui fabriquent des pagnes. Des usines spécifiquement africaines comme DAVIVA au Ghana et tant autres basées dans différents pays africains entre autres le Togo, le Nigeria, le Benin…
Malgré toutes ces tentatives des productions locales de wax, l’Afrique reste dépassée par la demande et ne peut lutter face à l’efficacité des producteurs européens, principalement hollandais, qui fournissent désormais, tout le continent en tissus.  Ils en sont sans doute les plus grands exportateurs et s’attribuent le monopole du marché grâce à leur principale société, Vlisco Group basée à Helmond depuis 1846 et distribue quatre marques  – Vlisco, Woodin, Uniwax et GTP- qu’on retrouve aussi sur les marchés d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale.
Cleas Nlemvo

lundi 30 décembre 2013

LA TRIPLE ATTAQUE A KINSHASA, LES ASSAILLANTS SE DECLARENT PARTISANS DE GIDEON MUKUNGUBILA.



Les assaillants qui ont perpétrés la triple attaque à mains armées ce matin à Kinshasa, se sont présentés comme des militants de Gidéon  Mukungubil, un opposant acharné contre le pouvoir en place. Une allégation que le gouvernement dément car pour lui, il s’agirait d’une attaque terroriste visant à déranger l’ordre public.
« Gideon Mukungubila est venu vous libérer de l’esclavage du Rwanda » tel est le message que les assaillants ont brièvement lancé à l’antenne nationale lors de la triple attaque qu’ils ont perpétrée ce matin à Kinshasa.
Le  groupe armé, qui a perpétré la triple attaque à mains armées ce matin 30 décembre à Kinshasa, déclare appartenir à la milice du ‘prophète’ Gideon Mukungubila, un leader religieux qui se présente comme un prophète et qui était un candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2006 contre Joseph Kabila.
Selon le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, cette allégation reste à vérifier car cela pourrait être une tentative visant à induire le gouvernement en erreur.
Lors de l’attaque, Il y a eu échange des coups de feu entre les assaillants et les éléments de la sécurité qui tentaient de déloger ces assaillants retranchée dans le bâtiment de la télévision nationale ou ils ont pu s’exprimer brièvement avant que l’antenne ne soit coupée.
Les tirs à arme légère ont été entendus dans la capitale et a créée la panique en perturbant la circulation dans toute l’agglomération de la ville de Kinshasa.
Dans le communiqué officiel, le ministre de la communication, porte parole du gouvernement , Lambert Mende déclare qu’il s’agit en fait d’un groupe ‘terroriste’ avec un armement réduit qui a tenté de terroriser la population en prenant d’assaut le siège de l’Etat Major de l’armée, la télévision nationale et l’aéroport international de N’djili, qui sont, les trois là, des sites stratégiques. « Par l’exercice de légitime défense, la réaction des éléments de sécurité a été vive et très sévère vis-à-vis de cette triple attaque perpétrée par ce milice» déclare Lambert Mende ; «  Les éléments de sécurité ont pu repousser cette attaque en tuant 16 des assaillants sur 20 qui ont attaqué le siège de l’état major, 8 sur 30 autres assaillants qui ont attaqués la radio télévision nationale congolaise sont tués,  10 parmi les 20 autres qui ont attaqué l’aéroport internationale de N’djili ont aussi  péris et quatres sont aux arrêts. » conclut le ministre de la communication Lambert Mende.
Outre, le ministre Lambert Mende a lancé un appel au calme en incitant la population de Kinshasa, qu’il qualifie de ‘victime’ de cette agression, à vaquer normalement à leurs activités pour dissuader…, disons, pour minimiser cette attaque qui a eu pour but de terroriser, de perturber la circulation normale et habituelle dans la ville de Kinshasa et surtout pour des fêtes de nouvel an.
Le gouvernement a assuré, par ailleurs, qu’un dispositif important  de sécurité a été déployé pour renforcer encore la sécurité de la population congolaise face à toutes éventuelles menaces visant à déstabiliser l’ordre public.
Cleas  Nlemvo

samedi 7 décembre 2013

NELSON MANDELA DECEDE, UNE ONDE D’EMOTION SE DECLENCHE DANS LE MONDE



Le monde entier s’y attendait. L’ex président sud africain Nelson Mandela est enfin décédé la nuit du 05 décembre dans sa résidence à Johannesburg de suite de son infection pulmonaire. Une annonce qui a été officiellement faite par l’actuel président de la république sud africaine Jacob Zuma devant les medias nationaux et qui a provoqué un afflux des hommages venant de partout.

Il s’est éteint. ‘Madiba’ comme son peuple l’appel affectueusement, Nelson Mandela l’ex président sud africain est décédé la nuit du 05 décembre à l’age de 95 ans dans sa résidence à Johannesburg.

C’est l’actuel président sud africain Jacob Zuma qu’il a officiellement annoncé devant les medias sud africains. Mine grave et triste, vêtue des habits noirs, le président Jacob Zuma s’est exprimé avec ces termes « le président, celui qui a fondé notre nation s’est éteint en paix. Entouré de sa famille, il s’est éteint ce 5 décembres. Il repose maintenant en paix. Notre nation a perdu son fils le plus illustre. Notre peuple a perdu un père ! »

Nelson Mandela
L’icône de la lutte contre l’apartheid et le fondateur de la nation ‘arc en ciel’ a succombé de suite d’une infection pulmonaire qu’il aurait contractée au courant de son emprisonnement dans La prison de Pollsmoor et contre laquelle il s’est battu depuis plusieurs années.
Dés l’annonce de sa mort, des centaines des sud africains, des noirs et des blancs, se sont rassemblés à l’extérieure de sa résidence à Johannesburg, lui rendant hommage avec des chansons vaillantes pour saluer sa mémoire.

Sa mort a créée une onde d’émotion dans le monde entier provocant une multiplication des hommages venant des différents hommes puissants, entre autres le secrétaire général de l’ONU, Ban Kin Moon mais aussi le président des Etats-unis d’Amérique Barack Obama qui a formulé ses hommages depuis la maison blanche en récitant tout d’abord quelques mots célèbres de Nelson Mandela « J’ai combattu contre la domination de blanc, et je tiens à ce que nous vivions en harmonie »  avant de poursuivre avec ces termes «  Nelson Mandela a vécu pour un idéal, un idéal de paix et de réconciliation et aujourd’hui il est mort. Il s’est battu pour sa liberté mais aussi la liberté de tous. Il a été fait prisonnier. Il est resté un exemple de la réconciliation pour tous. Le monde a perdu un être le plus bon et le plus courageux. Au nom de ma famille je transmets mes condoléances à l’ensemble de la famille de Nelson Mandela. Que le peuple sud africain suive son exemple. Le meilleur hommage que nous pourrions lui rendre c’est de faire tout de sorte que le monde aille mieux. »

Né en 1918 dans une ancienne région du Transkei en Afrique du sud, Nelson Mandela fait ses études en droit avant de faire son premier pas à la politique. En 1944, il s’adhère à l’ANC, principal mouvement nationaliste de noir. Devenu plus vite secrétaire national de la ligue de la jeunesse en 1948, Nelson Mandela a connu plusieurs ennuis avec la justice sud africaine de l’époque suite à sa croisade anti-ségréga  1990 sous le régime du dernier président blanc Frederik De Klerk.
tionniste qui allait à l’encontre de la politique d’exclusion raciale menée par le gouvernement de cette époque. Suite aux incidents meurtriers qui se sont produits à partir des années 60, Nelson Mandela abandonne son action non violente avant d’être arrêté le 05 août 1962 accusé d’incitation à la violence. L’année suivante Nelson Mandela comparait au procès sous le chef d’inculpation de haute trahison et écope d’une prison à perpétuité à partir de 1963. Nelson Mandela passe 27 années dans la prison et retrouve la liberté sans condition en février

Jouissant d’une très grande popularité, Mandela gagne enfin sa lutte avec l’abrogation en 1991 de la loi fondant l’apartheid. Ce, d’ailleurs, qui lui a valu le prix Nobel de la paix en 1993. En 1994, Nelson Mandela participe aux premières élections multiraciales et devient le premier président noir d’Afrique du sud. Il instaure enfin une démocratie multiraciale stable et se retire de la politique en 1997 en laissant la place à Thabo Mbeki qui trois ans après devient le président de la république.
Aujourd’hui le monde est sous le choc car c’est un grand baobab, une icône de la paix, de la liberté et de la réconciliation qui vient de tomber. Son parcours restera à jamais un exemple pour le peuple du monde et pour des générations à venir.

Cleas Nlemvo
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