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lundi 30 décembre 2013

LA TRIPLE ATTAQUE A KINSHASA, LES ASSAILLANTS SE DECLARENT PARTISANS DE GIDEON MUKUNGUBILA.



Les assaillants qui ont perpétrés la triple attaque à mains armées ce matin à Kinshasa, se sont présentés comme des militants de Gidéon  Mukungubil, un opposant acharné contre le pouvoir en place. Une allégation que le gouvernement dément car pour lui, il s’agirait d’une attaque terroriste visant à déranger l’ordre public.
« Gideon Mukungubila est venu vous libérer de l’esclavage du Rwanda » tel est le message que les assaillants ont brièvement lancé à l’antenne nationale lors de la triple attaque qu’ils ont perpétrée ce matin à Kinshasa.
Le  groupe armé, qui a perpétré la triple attaque à mains armées ce matin 30 décembre à Kinshasa, déclare appartenir à la milice du ‘prophète’ Gideon Mukungubila, un leader religieux qui se présente comme un prophète et qui était un candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2006 contre Joseph Kabila.
Selon le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, cette allégation reste à vérifier car cela pourrait être une tentative visant à induire le gouvernement en erreur.
Lors de l’attaque, Il y a eu échange des coups de feu entre les assaillants et les éléments de la sécurité qui tentaient de déloger ces assaillants retranchée dans le bâtiment de la télévision nationale ou ils ont pu s’exprimer brièvement avant que l’antenne ne soit coupée.
Les tirs à arme légère ont été entendus dans la capitale et a créée la panique en perturbant la circulation dans toute l’agglomération de la ville de Kinshasa.
Dans le communiqué officiel, le ministre de la communication, porte parole du gouvernement , Lambert Mende déclare qu’il s’agit en fait d’un groupe ‘terroriste’ avec un armement réduit qui a tenté de terroriser la population en prenant d’assaut le siège de l’Etat Major de l’armée, la télévision nationale et l’aéroport international de N’djili, qui sont, les trois là, des sites stratégiques. « Par l’exercice de légitime défense, la réaction des éléments de sécurité a été vive et très sévère vis-à-vis de cette triple attaque perpétrée par ce milice» déclare Lambert Mende ; «  Les éléments de sécurité ont pu repousser cette attaque en tuant 16 des assaillants sur 20 qui ont attaqué le siège de l’état major, 8 sur 30 autres assaillants qui ont attaqués la radio télévision nationale congolaise sont tués,  10 parmi les 20 autres qui ont attaqué l’aéroport internationale de N’djili ont aussi  péris et quatres sont aux arrêts. » conclut le ministre de la communication Lambert Mende.
Outre, le ministre Lambert Mende a lancé un appel au calme en incitant la population de Kinshasa, qu’il qualifie de ‘victime’ de cette agression, à vaquer normalement à leurs activités pour dissuader…, disons, pour minimiser cette attaque qui a eu pour but de terroriser, de perturber la circulation normale et habituelle dans la ville de Kinshasa et surtout pour des fêtes de nouvel an.
Le gouvernement a assuré, par ailleurs, qu’un dispositif important  de sécurité a été déployé pour renforcer encore la sécurité de la population congolaise face à toutes éventuelles menaces visant à déstabiliser l’ordre public.
Cleas  Nlemvo

samedi 7 décembre 2013

NELSON MANDELA DECEDE, UNE ONDE D’EMOTION SE DECLENCHE DANS LE MONDE



Le monde entier s’y attendait. L’ex président sud africain Nelson Mandela est enfin décédé la nuit du 05 décembre dans sa résidence à Johannesburg de suite de son infection pulmonaire. Une annonce qui a été officiellement faite par l’actuel président de la république sud africaine Jacob Zuma devant les medias nationaux et qui a provoqué un afflux des hommages venant de partout.

Il s’est éteint. ‘Madiba’ comme son peuple l’appel affectueusement, Nelson Mandela l’ex président sud africain est décédé la nuit du 05 décembre à l’age de 95 ans dans sa résidence à Johannesburg.

C’est l’actuel président sud africain Jacob Zuma qu’il a officiellement annoncé devant les medias sud africains. Mine grave et triste, vêtue des habits noirs, le président Jacob Zuma s’est exprimé avec ces termes « le président, celui qui a fondé notre nation s’est éteint en paix. Entouré de sa famille, il s’est éteint ce 5 décembres. Il repose maintenant en paix. Notre nation a perdu son fils le plus illustre. Notre peuple a perdu un père ! »

Nelson Mandela
L’icône de la lutte contre l’apartheid et le fondateur de la nation ‘arc en ciel’ a succombé de suite d’une infection pulmonaire qu’il aurait contractée au courant de son emprisonnement dans La prison de Pollsmoor et contre laquelle il s’est battu depuis plusieurs années.
Dés l’annonce de sa mort, des centaines des sud africains, des noirs et des blancs, se sont rassemblés à l’extérieure de sa résidence à Johannesburg, lui rendant hommage avec des chansons vaillantes pour saluer sa mémoire.

Sa mort a créée une onde d’émotion dans le monde entier provocant une multiplication des hommages venant des différents hommes puissants, entre autres le secrétaire général de l’ONU, Ban Kin Moon mais aussi le président des Etats-unis d’Amérique Barack Obama qui a formulé ses hommages depuis la maison blanche en récitant tout d’abord quelques mots célèbres de Nelson Mandela « J’ai combattu contre la domination de blanc, et je tiens à ce que nous vivions en harmonie »  avant de poursuivre avec ces termes «  Nelson Mandela a vécu pour un idéal, un idéal de paix et de réconciliation et aujourd’hui il est mort. Il s’est battu pour sa liberté mais aussi la liberté de tous. Il a été fait prisonnier. Il est resté un exemple de la réconciliation pour tous. Le monde a perdu un être le plus bon et le plus courageux. Au nom de ma famille je transmets mes condoléances à l’ensemble de la famille de Nelson Mandela. Que le peuple sud africain suive son exemple. Le meilleur hommage que nous pourrions lui rendre c’est de faire tout de sorte que le monde aille mieux. »

Né en 1918 dans une ancienne région du Transkei en Afrique du sud, Nelson Mandela fait ses études en droit avant de faire son premier pas à la politique. En 1944, il s’adhère à l’ANC, principal mouvement nationaliste de noir. Devenu plus vite secrétaire national de la ligue de la jeunesse en 1948, Nelson Mandela a connu plusieurs ennuis avec la justice sud africaine de l’époque suite à sa croisade anti-ségréga  1990 sous le régime du dernier président blanc Frederik De Klerk.
tionniste qui allait à l’encontre de la politique d’exclusion raciale menée par le gouvernement de cette époque. Suite aux incidents meurtriers qui se sont produits à partir des années 60, Nelson Mandela abandonne son action non violente avant d’être arrêté le 05 août 1962 accusé d’incitation à la violence. L’année suivante Nelson Mandela comparait au procès sous le chef d’inculpation de haute trahison et écope d’une prison à perpétuité à partir de 1963. Nelson Mandela passe 27 années dans la prison et retrouve la liberté sans condition en février

Jouissant d’une très grande popularité, Mandela gagne enfin sa lutte avec l’abrogation en 1991 de la loi fondant l’apartheid. Ce, d’ailleurs, qui lui a valu le prix Nobel de la paix en 1993. En 1994, Nelson Mandela participe aux premières élections multiraciales et devient le premier président noir d’Afrique du sud. Il instaure enfin une démocratie multiraciale stable et se retire de la politique en 1997 en laissant la place à Thabo Mbeki qui trois ans après devient le président de la république.
Aujourd’hui le monde est sous le choc car c’est un grand baobab, une icône de la paix, de la liberté et de la réconciliation qui vient de tomber. Son parcours restera à jamais un exemple pour le peuple du monde et pour des générations à venir.

Cleas Nlemvo

mercredi 23 octobre 2013

OUVERTURE DE LA LOTERIE DV: LA GUERRE ENTRE LES PROPRIOS DES CYBERCENTERS SE DECLARE !



Jamais on ne l’aurai cru que cette aventure serait, un jour, d’une telle envergure en RDC. Dans la ville de Kinshasa, la loterie DV est devenue un business lucratif mais aussi une rude compétition dans laquelle les proprios des différents cybercafés, par le biais des pubs, se rivalisent entre eux avec un acharnement peu commun.

Des drapeaux américains qui flottent, une gigantesque photo placardée sur le mur , du président des Etats-Unis, Barack Obama, en train de sourire , et un écriteau dans le quel on pourra lire « ZWA VISA YA OFELE AWA » ce qui veut dire (Venez obtenir un visa gratuitement ici). Tels sont les dispositifs que les différents cybercafés utilisent pour attirer un grand nombre des clients qui veulent jouer à la loterie électronique des visas américains.

Depuis que l’aventure est médiatisée par le biais des publicités, son extension ne fait que s’élargir  jour après jour. Avec des slogans irrésistibles, des méthodes subtiles et propres à attiser le désir de leurs potentiels clients, les proprios de Cybercafé usent de tous les moyens nécessaires pour attirer et maximiser les nombres des clients fidèles prêts à payer le frais requis pour tenter leur chance dans cette aventure.
Pour mieux gagner la confiance de leurs clients, Certains déclarent avoir reçu une formation leur offrant la potentialité de faire gagner autant des clients qui se présenteront, chez eux, dans cette aventure, Quelques uns préfèrent crâner bien avec des matériels,entre autres, les appareils photos professionnels qui, pour attirer plus des clients, les présentent comme des matériels exigés et dont ils se déclarent être les seuls à en posséder, et les autres préfèrent gagner leur crédibilité au prés des clients en parlant de leur expérience relative à l'exercice de cette aventure.
D'autres encore se présentent à la télé en exhibant des centaines des leurs passeports munis des visas américains toujours à l'intention d’attiser le désir de ceux qui veulent en avoir pour qu'ils puissent venir jouer chez eux. "Moi, j'ai une expérience immense en ce qui concerne l'exercice de la loterie électronique de visas américains. Ici, dans mon Cybercafé, j'ai des employés qui font ce travail avec du professionnalisme puisque ça fais déjà 13 ans qu'on exerce ce métier et Mon cybercafé ne fais qu'enregistrer un plus grand nombre des gagnants." Déclare Djaffar Amani, propriétaire d'un cybercafé renommé dans la ville de Kinshasa.

Suite à l’ampleur que cette aventure a connue, beaucoup des cybercafés fictif naissent pendant la période de la loterie électronique de visas américains pour arnaquer du tiers comme du quart les clients naïfs. C'est ce qu'affirme Djaffar Amani, propriétaire du Cybercafé Djaffar : " Je tire la sonnette d'alarme pour le peuple congolais, particulièrement pour ceux qui veulent jouer à la loterie DV, je vous conseil d'être très prudent car il y a tant des cafés-internet qui ne naissent qu'au mois d'octobre qui est la période pendant la quelle se déroule la loterie DV, leur objectif c'est de vous arnaquer et disparaître par la suite vous laissant sans résultat. Je ne vous dis pas que c'est toujours mon Cybercafé qui est le meilleur à l'exercice de cette aventure mais il faut chercher la où il y a du sérieux et de l'organisation pour augmenter vos chances de gagner"

Cleas Nlemvo

jeudi 5 septembre 2013

« Dites amen » : RADEK SUPREME ECLAIRE LES ZONES D'OMBRE



Dans son nouvel opus « Dites amen », le rappeur congolais Radek suprême a dénoncé l’arnaque qu’exercent les pasteurs des églises de réveil qui, selon lui, immergent le peuple congolais dans le sommeil et un aveuglement profond. Interviewé en exclusivité par Cleas Nlemvo.


Alors, votre chanson « Dites amen » fait le buzz ce dernier temps, pourriez vous me dire : Quand est ce que cette chanson est apparue ?
-          C’est un titre tiré de mon album « Ennemi Public Numéro 1 », le troisième extrait de mon album pour être clair. Après avoir sortie le 1er extrait « Grave » qui fustigeait les musiciens qui se comportent en voyous dans la dépravation des mœurs, puis le second « Ezo Sila Te » qui parle du chômage et de la misère du congo. « Dites amen » est sorti il y a à peine un mois.

Qu’est ce qui vous a beaucoup plus  incité à écrire cette chanson ?
-          Je remplis mon rôle d’artiste engagé, dire tout haut ce qui se dit tout bas. Nous devons reconnaître qu’aujourd’hui les églises qu’on a tant cru de ‘réveil’ se sont transformés en église de sommeil, les fidèles sont aliénés, aveuglés par ces faux pasteurs que je qualifie de ‘Gourous’. Les églises, ces boutiques  qui cachent leurs noms, avec à leurs têtes des pasteurs ‘Kuluna’, se sont versés dans pas mal d’abus et antivaleurs. J’ai du mal à cautionner ce système de Royaume qu’on a instauré et dans lequel seul le fils du pasteur est habilité à succéder au ‘trône’ de son père, et le sort réservé à tous ces anciens et diacres qui ont bataillé des années, de chœur avec le pasteur pour élever l’édifice, c’est la touche. La vente des indulgences, par là je parle du phénomène des dîmes et bénédictions taillées sur mesure : à 100$, à 1000$, à 10.000$, et je ne vous parles pas des offrandes spéciales qui n’est pas de Dieu et que nous disons que c’est une arnaque pure et simple. Ils (les pasteurs) ne pensent même pas à évangéliser le fin fond de nos contrées et villages puisqu’il n y a rien de rentable, tous ce les intéresse c’est l’Europe, l’Amérique, etc. Trop des cultes, retraites et séminaires, c’est une forme de prise en otage qui empêche quelqu’un de vaquer à d’autres occupations beaucoup plus responsables. Les problèmes sont nombreux, ceux-ci ne font partie que de la pointe de l’iceberg.

Donc si je comprend bien, vous n’étés que contre la prolifération des églises de réveil, pas contre d’autres religions comme le catholicisme, l’islam et tant autre ?
-          Ne faisons pas l’amalgame, nous ne disons pas que prier est mauvais, nous nous insurgeons contre cette prolifération grotesque qui a drainé avec elle tout ce cortège de malheur.

D’après différentes sources, vous étiez victime d’une menace de mort après avoir clashé sur les musiciens ‘voyous’ dans « Grave », alors ne craignez vous pas une nouvelle menace des représailles à cause de « Dites amen » ?
-          Ce qui m’effraie ce n’est pas la méchanceté des méchants mais plutôt le silence des hommes honnêtes et intègres qui laissent le mal prendre le dessus sur le bien. La peur nous trahit trop souvent et dresse le lit pour  le mal, le jour ou le congolais surmontera sa peur, c’est ce jour là qu’on verra naître un Congo nouveau.
Que direz vous de ceux qui jugent christianophobe et blasphématoire le contenu de « Dites amen »   ?
-          Pour qu’il existe le bien, il faut qu’il y ait le mal, c’est contre ce mal là qu’on va en croisade. Au regard de tout ces maux qui gangrènent la société, gardez silence est synonyme de complicité. Il faut être hypocrite ou aliéné pour raisonner de la sorte. Je suis tolérant, je respecte toutes les tendances religieuses mais j’ai horreur des abus et excès au nom de la religion. Sauver les enfants de Dieu ou les laisser en pâture de ces pasteurs prédateurs. En tout cas, ces pasteurs ‘voyous’ n’auront plus à se cacher derrière leurs fameux évangiles : ‘Ne jugez point, afin que vous ne soyez pas jugé’ car je le combattrais énergiquement.
Pourriez- vous souligner en quelques mots le message-clef que vous avez transmis dans « Dites amen » ?
-          Le retour à la parole, en tout cas à la vraie parole telle qu’elle est dans la bible. Les écritures sont très claires mais les prédateurs arrangent et les interprètent à leurs fins cupides. Je n’ai rien contre les églises mais mon combat est celui de tirer les enfants de Dieu de ce sommeil et aveuglement dans les quels ils sont plongés. Libérer spirituellement les ouailles, les fidèles pris en otages par ces ‘gourous’ des pasteurs. Contrairement à ce mensonge qu’on nous laisse gober, le salut c’est dans la prière, j’aimerais dire aux congolais qu’aucune nation dans ce monde ne s’est développée sans le travail, plus nous travaillons plus nous bâtissons le congo. Prier c’est bien mais travailler c’est beaucoup mieux puisque le temps de la manne est révolu.

Quel est votre dernier mot à adresser à ton public ?
-          Le combat continu !

Merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview.
-          C’est moi qui vous remercie !


Propos recueillis par Cleas Nlemvo.

DANS « DITES AMEN », RADEK SUPREME FUSTIGE L’ARNAQUE AU NOM DE DIEU



Dans son nouvel opus ‘Dites amen’ apparu récemment, le rappeur congolais Radek Suprême a dénoncé avec véhémence la prolifération des églises de réveil et l’arnaque au nom de Dieu que beaucoup des pasteurs des églises de réveil exercent et qui, pour lui, est l’une des antivaleurs qui entravent le développement de la RDC.

Après avoir fustigé, dans ‘Grave’ ,  l’obscénité que des musiciens congolais répandent à travers leurs chansons, le rappeur congolais Radek Suprême, fils du pays, comme nombreux de ses fans l’appellent affectueusement, fait un retour féroce sur la scène du hip hop congolais avec son nouvel opus ‘Dit amen’. Un titre tiré de son album ‘Ennemi Public Numéro 1’, ‘Dites amen’ est un nouveau clash dans le quel, le Rappeur Radek Suprême s’en est pris, cette fois, à tous les pasteurs et leaders religieux qui, selon lui, arnaquent le peuple congolais au nom de Dieu.

Dans ‘Dites amen’,  Radek Suprême fustige ce qu’il a qualifié de ‘Trafic de bonne nouvelle’, exercé par les pasteurs, qui, d’après lui, est devenu un véritable fléau sur toute l’étendue de la RDC.  « Nous devons reconnaître qu’aujourd’hui les églises qu’on a tant cru de ‘réveil’ se sont transformés en église de sommeil, les fidèles sont aliénés, aveuglés par ces faux pasteurs que je qualifie de ‘Gourous’. Les églises, ces boutiques  qui cachent leurs noms, avec à leurs têtes des pasteurs ‘Kuluna’, se sont versés dans pas mal d’abus et antivaleurs. » A-t-il martèle lors d’une interview en exclusivité qu’il a accordé à la rédaction de Cleas-news.
 
Après avoir alerté l’opinion publique en dénonçant dans sa chanson ‘Grave’ la dépravation des mœurs dont nombreux musiciens congolais en sont responsables, et parlé, dans sa chanson ‘Ezo sila Te’, du chômage qui bat son plein en RDC, Radek Suprême, ‘fils du pays’ comme ses fans l’appellent affectueusement, a tiré une nouvelle fois la sonnette d’alarme en prenant, cette fois, pour cible les leaders des églises de réveil qui, selon lui, font fortune en déformant l’évangile de son vrai sens, un véritable fléau qui, pour lui, entrave le développement de la RDC. « Ils (les pasteurs) ne pensent même pas à évangéliser le fin fond de nos contrées et villages puisqu’il n y a rien de rentable, tous ce qui les intéresse c’est l’Europe, l’Amérique, etc. Trop des cultes, retraites et séminaires, c’est une forme de prise en otage qui empêche quelqu’un de vaquer à d’autres occupations beaucoup plus responsables. Les problèmes sont nombreux, ceux-ci ne font partie que de la pointe de l’iceberg. »

Bien qu’il ait été victime d’une menace de mort pour avoir fustigé le dérapage des musiciens congolais qui répandent souvent l’obscénité dans leurs chansons, Radek Suprême est loin de craindre une nouvelle menace des représailles en dénonçant l’arnaque dans la quelle se livre beaucoup des pasteurs. « Ce qui m’effraie ce n’est pas la méchanceté des méchants mais plutôt le silence des hommes honnêtes et intègres qui laissent le mal prendre le dessus sur le bien. La peur nous trahit trop souvent et dresse le lit pour  le mal, le jour ou le congolais surmontera sa peur, c’est ce jour là qu’on verra naître un Congo nouveau. » Conclut-il.

Cleas Nlemvo

mercredi 17 juillet 2013

RDC : LES BACHELIERS SAVENT BIEN METTRE LE FEU



Vêtus, presque tous, des t-shirts blancs bien décorés à la guise de chacun, des sifflets attachés aux cous et des flacons de poudres en mains, les nouveaux diplômés congolais célèbrent leur réussite avec un enthousiasme complet et provoquent une ambiance extrême sur toute l'étendue du pays.

Contrairement aux autres pays, la réussite au bac, en R.D.C, se célèbre d'une façon à nulle autre pareille dans le monde entier.
Tout commence le jeudi de la dernière semaine du mois de juin qui est, selon le calendrier scolaire national, la période pendant la quelle se déroulent les examens terminant les études secondaires. Déjà après avoir passé le dernier examen, les finalistes se mettent à célébrer la fin des épreuves. Ils chantent, boivent et déchirent leurs tenues "bleues blancs" (l'uniforme scolaire nationale) pour marquer la fin de leur souffrances endurées pendant 12 années d'études scolaires. Tous espèrent et attendent fermement la réussite lors de la publication des résultats qui intervient, désormais, après deux semaines qui suivent la fin des épreuves nationales. « Jadis les finalistes attendaient la publication des résultats du bac depuis des mois mais actuellement, tout va vite en besogne, les résultats sont divulgués après deux semaines que précède la fin des épreuves » souligne un journaliste de Télé50.

Après que les résultats sont publiés, C'est du délire qui commence. Une ambiance en couleurs s'impose, le pays bouge au rythme de coups de sifflets énergiques et des battements des portails et des casseroles exécutés par les nouveaux diplômés pour annoncer leur réussite. Victorieux dans leur dure et sévère lutte qu'ils ont du menés, les nouveaux diplômés, les cheveux couverts des poudres, accompagnés par leurs membres de familles qui les considèrent par conséquent comme des héros, provoquent une  intense ambiance pour ne pas dire tapage. Ils parcourent les rues de la ville, les uns assis sur les portières des voitures, les autres sur des motos, ils roulent tous avec des coups de klaxon insistant et partent à la rencontre de leurs proches, notamment les cousins, les amis, etc... Afin de leur saupoudrer la tête, un geste qui dénote une victoire bien méritée dans une compétition très rude.

Le lendemain, la fête continue mais cette fois les bacheliers fêtent d'une manière modérée vu qu'ils sont fatigués du fait de longs trajets qu'ils ont dû parcourir à la rencontre des proches le soir de la publication. Pour mieux clôturer la fête de leur réussite, certains se rassemblent et remplissent les chaises des différents bars de la ville. « Chaque année les nouveaux diplômés viennent célébrer leur réussite ici dans notre bar, ils dansent, ils boivent parfois jusqu'à l’aube » raconte Deejay, gérant dans un bar dans la ville de Kinshasa. Les autres, par contre, choisissent la voie de la prière, ils s'engouffrent dans des églises pour aller prier le bon Dieu. Une offrande leur est exigée par les pasteurs en guise de remerciement à Dieu.
Cleas Nlemvo

samedi 22 juin 2013

KINSHASA: MERCEDES 207 D, UN TAXI BUS FANTOME



Très réputés dans la ville de Kinshasa ou il est connu sous le pseudo « Esprit de mort » du fait de ses graves accidents souvent mortels qu’il provoques, le taxi bus de la marque Mercedes 207 D continu de semer l’affolement dans le transport public.

Les taxis bus de la marque Mercedes 207 D rependent la terreur dans le transport en commun. Principalement dans la ville de Kinshasa qui est ébranlée par une crise liée au transport public, les drames causés par ces véhicules continuent de connaitre un essor.

D’après les statistiques disponibles, 345 personnes ont été tuées sur les routes
Congolaises en 2009, contre 393 en 2011. Des chiffres en hausse, mais très probablement
 Minorés par les autorités. Parmi les taxis bus qui font plus de victimes, les Mercedes 207 D, arrivent en haut du classement. «Ces véhicules sont appelés "Esprit de mort", à cause des nombreux accidents qu’ils provoquent», s’alarme Ya Féli, chauffeur à Kinshasa.

Parmi les kinois interviewés, Nombreux affirment que ce sont les conducteurs de ces véhicules qui sont les auteurs de toutes ces tragédies vu qu’un grand nombre de ces conducteurs, pour ne pas dire tous, ont d’abord été des receveurs. Donc, ils n’ont pas forcément suivi une formation en auto-école et ne connaissent absolument pas le code de la route. «Ils conduisent très mal, comme des fous, et ne veulent jamais être dépassés.
Pour éviter cela, soit ils bloquent le passage d’autres véhicules ou poursuivent celui qui vient de les dépasser. Ils roulent aussi à une très grande vitesse parce qu’ils se précipitent sur les clients». Ajoute Ya Feli, chauffeur à Kinshasa. Un avis contesté par Pablo qui est un receveur devenu chauffeur. Celui-ci déclare avec ces termes « Conduire ne nécessite pas de faire des études A l’auto-école, on ne fait qu’apprendre les panneaux de signalisation et comment utiliser le levier de changement des vitesses, donc c’est toujours pareil »

En raison de nombreux accidents mortels qu’ils provoquent, certains kinois refusent de prêter les taxis bus Mercedes 207 D comme moyen de déplacement de crainte qu’ils ne soient tués par un éventuel accident que ces taxis bus pourront potentiellement provoquer, mais pour les autres kinois, surtout ceux qui habitent la partie Est de la ville, en dépit de ses graves accidents qu’ils provoquent, l’usage des taxis bus Mercedes 207 D est indispensable car c’est le seul véhicule qui les transporte de chez eux jusqu’au centre ville à moindre coût. « Moi, je n’ai jamais été exigeante dans le transport public, tous les véhicules provoquent des accidents, que ce soit le taxi bus 207 D ou quoi que ce soit, je monte à bord, l’essentiel est que j’arrive à destination à temps ! » déclare Mikeline Luyindula, habitante de la partie Est de la ville.

Cleas Nlemvo

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