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mercredi 17 juillet 2013

RDC : LES BACHELIERS SAVENT BIEN METTRE LE FEU



Vêtus, presque tous, des t-shirts blancs bien décorés à la guise de chacun, des sifflets attachés aux cous et des flacons de poudres en mains, les nouveaux diplômés congolais célèbrent leur réussite avec un enthousiasme complet et provoquent une ambiance extrême sur toute l'étendue du pays.

Contrairement aux autres pays, la réussite au bac, en R.D.C, se célèbre d'une façon à nulle autre pareille dans le monde entier.
Tout commence le jeudi de la dernière semaine du mois de juin qui est, selon le calendrier scolaire national, la période pendant la quelle se déroulent les examens terminant les études secondaires. Déjà après avoir passé le dernier examen, les finalistes se mettent à célébrer la fin des épreuves. Ils chantent, boivent et déchirent leurs tenues "bleues blancs" (l'uniforme scolaire nationale) pour marquer la fin de leur souffrances endurées pendant 12 années d'études scolaires. Tous espèrent et attendent fermement la réussite lors de la publication des résultats qui intervient, désormais, après deux semaines qui suivent la fin des épreuves nationales. « Jadis les finalistes attendaient la publication des résultats du bac depuis des mois mais actuellement, tout va vite en besogne, les résultats sont divulgués après deux semaines que précède la fin des épreuves » souligne un journaliste de Télé50.

Après que les résultats sont publiés, C'est du délire qui commence. Une ambiance en couleurs s'impose, le pays bouge au rythme de coups de sifflets énergiques et des battements des portails et des casseroles exécutés par les nouveaux diplômés pour annoncer leur réussite. Victorieux dans leur dure et sévère lutte qu'ils ont du menés, les nouveaux diplômés, les cheveux couverts des poudres, accompagnés par leurs membres de familles qui les considèrent par conséquent comme des héros, provoquent une  intense ambiance pour ne pas dire tapage. Ils parcourent les rues de la ville, les uns assis sur les portières des voitures, les autres sur des motos, ils roulent tous avec des coups de klaxon insistant et partent à la rencontre de leurs proches, notamment les cousins, les amis, etc... Afin de leur saupoudrer la tête, un geste qui dénote une victoire bien méritée dans une compétition très rude.

Le lendemain, la fête continue mais cette fois les bacheliers fêtent d'une manière modérée vu qu'ils sont fatigués du fait de longs trajets qu'ils ont dû parcourir à la rencontre des proches le soir de la publication. Pour mieux clôturer la fête de leur réussite, certains se rassemblent et remplissent les chaises des différents bars de la ville. « Chaque année les nouveaux diplômés viennent célébrer leur réussite ici dans notre bar, ils dansent, ils boivent parfois jusqu'à l’aube » raconte Deejay, gérant dans un bar dans la ville de Kinshasa. Les autres, par contre, choisissent la voie de la prière, ils s'engouffrent dans des églises pour aller prier le bon Dieu. Une offrande leur est exigée par les pasteurs en guise de remerciement à Dieu.
Cleas Nlemvo

samedi 22 juin 2013

KINSHASA: MERCEDES 207 D, UN TAXI BUS FANTOME



Très réputés dans la ville de Kinshasa ou il est connu sous le pseudo « Esprit de mort » du fait de ses graves accidents souvent mortels qu’il provoques, le taxi bus de la marque Mercedes 207 D continu de semer l’affolement dans le transport public.

Les taxis bus de la marque Mercedes 207 D rependent la terreur dans le transport en commun. Principalement dans la ville de Kinshasa qui est ébranlée par une crise liée au transport public, les drames causés par ces véhicules continuent de connaitre un essor.

D’après les statistiques disponibles, 345 personnes ont été tuées sur les routes
Congolaises en 2009, contre 393 en 2011. Des chiffres en hausse, mais très probablement
 Minorés par les autorités. Parmi les taxis bus qui font plus de victimes, les Mercedes 207 D, arrivent en haut du classement. «Ces véhicules sont appelés "Esprit de mort", à cause des nombreux accidents qu’ils provoquent», s’alarme Ya Féli, chauffeur à Kinshasa.

Parmi les kinois interviewés, Nombreux affirment que ce sont les conducteurs de ces véhicules qui sont les auteurs de toutes ces tragédies vu qu’un grand nombre de ces conducteurs, pour ne pas dire tous, ont d’abord été des receveurs. Donc, ils n’ont pas forcément suivi une formation en auto-école et ne connaissent absolument pas le code de la route. «Ils conduisent très mal, comme des fous, et ne veulent jamais être dépassés.
Pour éviter cela, soit ils bloquent le passage d’autres véhicules ou poursuivent celui qui vient de les dépasser. Ils roulent aussi à une très grande vitesse parce qu’ils se précipitent sur les clients». Ajoute Ya Feli, chauffeur à Kinshasa. Un avis contesté par Pablo qui est un receveur devenu chauffeur. Celui-ci déclare avec ces termes « Conduire ne nécessite pas de faire des études A l’auto-école, on ne fait qu’apprendre les panneaux de signalisation et comment utiliser le levier de changement des vitesses, donc c’est toujours pareil »

En raison de nombreux accidents mortels qu’ils provoquent, certains kinois refusent de prêter les taxis bus Mercedes 207 D comme moyen de déplacement de crainte qu’ils ne soient tués par un éventuel accident que ces taxis bus pourront potentiellement provoquer, mais pour les autres kinois, surtout ceux qui habitent la partie Est de la ville, en dépit de ses graves accidents qu’ils provoquent, l’usage des taxis bus Mercedes 207 D est indispensable car c’est le seul véhicule qui les transporte de chez eux jusqu’au centre ville à moindre coût. « Moi, je n’ai jamais été exigeante dans le transport public, tous les véhicules provoquent des accidents, que ce soit le taxi bus 207 D ou quoi que ce soit, je monte à bord, l’essentiel est que j’arrive à destination à temps ! » déclare Mikeline Luyindula, habitante de la partie Est de la ville.

Cleas Nlemvo

mercredi 10 avril 2013

KINSHASA : UNE VILLE A L’AGONIE AU SUJET DE ‘TRANSPORTS PUBLICS’.



Tous les jours ouvrables, le matin avant de sortir comme le soir avant de quitter le travail pour rentrer à la maison, la population kinoise se prépare pour affronter une ultime étape cruciale de la journée la quelle sa réussite ne consiste qu’à une seule chose : « Trouver la place à bord d’un taxi – bus qui pourra la conduire jusqu’à sa destination. » Vu sa difficulté, le transport en commun dans la ville de Kinshasa devient un fait saillant qui préoccupe tout le monde, enfants, parents ou vieux.

Le transport en commun en République démocratique du Congo figure parmi les problèmes majeurs qui embarrassent la population congolaise.

Principalement dans la ville de Kinshasa, ou le phénomène « Demi - terrain » bat son plain, un phénomène prisé par les chauffeurs, qui consiste à parcourir seulement la moitié du trajet au lieu de transporter les clients jusqu’au terminus, les usagers, surtout ceux qui habitent la partie Est de la ville qui englobe les communes de N’djili, Masina, Kimbanseke, appelés communément « chine populaire », ils passent des heures aux arrêts de bus dans l’attente d’un taxi bus qui pourra les conduire jusqu’à leur destination.

Quand un taxi arrive, c’est avec des empoignades que se livrent ces usagers pour trouver la place à bord, les uns se précipitent vers les portières, les autres choisissent la voie des fenêtres, d’où nombreux se cognent brutalement et se font marcher dessus à plusieurs reprises, de ce fait, on pourra bien dire que c’est une véritable compétition qui s’engage et dont les victorieux seront certainement les plus forts. Finalement, ce sont les plus musclés, courageux, qui trouvent de la place à bord. Pour les usagers mous, submergés de frustration pour avoir raté l’occasion, ils sont encore contraints de poiroter en espérant l’arrivée d’un autre taxi.

Malgré leur patience, la chance de trouver de la place à bord d’un éventuel taxi qui arrivera ne cesse de devenir de plus en plus mince puisque plus ils passent des heures à patienter plus la foule d’usagers continue de s’accroître. Par suite de cela, nombreux des usagers décident de faire la marche à pied le long du macadam à l’espoir de trouver un éventuel taxi, à bord du quel il va monter en toute sérénité et qui pourra les conduire jusqu’au terminus.

Toutefois, ça n’a toujours pas été facile de faire arrêter un taxi - bus en pleine course le long du macadam, vu que beaucoup des chauffeurs ne veulent plus recevoir les gens n’importe comment le long de la route de peur qu’ils ne ramassent les « faux – têtes », un nom péjoratif qui désigne les agents de la fonction publique, les militaires, secouristes de la croix rouge, etc… ces agents ne payent jamais le kilomètre parcouru. Arrivés à la destination, ils présentent leurs cartes de service et s’en vont sans avoir donné même un centime. « Les faux – têtes ne se rendent compte de rien, ils ne savent même pas que pour que nos véhicules marchent il va falloir qu’on mette du carburant et que ce carburant on ne le ramasse pas, c’est impérativement achetable ! » déclare Morris, chauffeur d’une Mercedes 207 D.
« L’autre fois, je les ai reçus au nombre de 8 à bord de mon taxi - bus qui n’a que 16 places. Dans une course normale je gagne 6400 FC. Mais ce jour là, avec 8 faux – têtes à bord, je n’ai gagné que 3200 FC, donc j’avais perdu la moitié de ma recette. On ne comprend plus ce qui se passe dans ce pays, le gouvernement congolais doit trouver des solutions adéquates en ce qui concerne ce problème ! » Déplore Guy, chauffeur d’une Toyota.

En effet, ce phénomène des « Faux – tête » est aussi la cause des nombreuses opérations frauduleuses qui dérangent l’ordre public dans le transport en commun vu que beaucoup des gents se présentent comme étant les agents de la fonction publique et présentent les faux documents en vue de ne pas payer le kilomètre parcouru.
Cedrick qui est ‘receveur’ (nom commun qui désigne la personne à bord d’un taxi – bus qui a pour travail de héler, de recevoir les clients puis de collecter leur argent) raconte une scène en ces termes : « Dernièrement, on avait arrêté deux monsieur à bord de notre taxi - bus qui se sont présentés comme étant des militaires, on leur avait demandé de nous montrer leurs cartes de service, ils refusaient en nous intimidant de nous arrêter, et tellement qu’on avait beaucoup insisté, ils ont finis par nous les montrer mais c’étais des faux documents, on les avait, directement, acheminé vers la police la plus proche. »
Cleas Nlemvo

dimanche 17 février 2013

L’HABILLEMENT INDECENT DES JEUNES FILLES KINOISES DEVIENT UN VERITABLE FLEAU !




On dirait qu’on assistait dans une scène d’exhibitionnisme quand on se promène dans la ville de Kinshasa. Dans les quartiers, écoles, universités, églises, surtout dans les transports publics, les jeunes filles kinoises ne se gênent plus de s’habiller de façon indécente en exhibant les parties intimes du corps : poitrines, fesses, nombril…

L’habillement indécent des jeunes filles kinoises devient un phénomène fameux dans la société congolaise. Partout où vous allez passer dans la ville de Kinshasa, que ce soit à la télé ou à la radio, tout le monde en parle. Cela prouve de façon indiscutable que ce phénomène d’indécence de tenue vestimentaire chez les jeunes filles kinoises dévient un fait de société qui ennuie des nombreux kinois de tous les âges.

Beaucoup des jeunes filles kinoises pensent que la meilleur façon d’affirmer leur féminité c’est d’être ‘sexy’ c'est-à-dire de s’habiller de façon excentrique, d’où elles se promènent en pleine journée, sans gène avec des tenues coquines. Notamment, le port des pantalons moulants sans slip et des tops très serrés (dos-nu) souvent portés sans soutien-gorge ou encore une jupette (mini-jupe) avec un body très étroit. Ces jeunes filles kinoises sont souvent incitées par les artistes musiciens qui s’habillent et habillent leurs danseuses indécemment lors des tournages des clips vidéo. (MWASI MWASI NDE NZOTO !), cette phrase, on peut la traduire par : « c’est l’opulence corporelle qui compte beaucoup plus dans la féminité » une citation tirée d’une chanson congolaise en vogue qui encourage nos jeunes filles kinoises à se livrer dans l’habillement impudique pour montrer leur ‘somptuosité corporelle’ et comment elles ont été parfaitement conçues par Dieu.

C’est surtout à bord des taxis bus que se passent les scènes exhibitionnistes très obscènes dont les actrices sont les jeunes filles kinoises. Quand une fille habillée de façon incorrecte monte ou descend du taxi, toutes ces parties intimes sont mises en évidence devant tout le monde : enfants, parents ou vieux. « On se demande si elles n’ont pas des parents qui les contrôlent quand elles sortent de chez elles, vraiment c’est déplorable ! » regrette un chauffeur de taxi.

Parmi les jeunes filles kinoises interrogées, nombreuses n’approuvent guère cette façon de s’habiller ‘car l’habillement c’est tout un message’, affirment-elles. « Il atteste la bonne ou la mauvaise personnalité de chacun d’un seul coup d’œil des autres. Alors s’habiller de façon indécente revient à ternir son image puisque beaucoup des gens considèrent les filles qui s’habillent de façon choquante comme des ‘moins sérieuses’ », déclare Helna Nlemvo.

Mais les autres filles ne partagent pas cet avis. Tel est le cas de Juliette, âgée des 21 ans, qui déclare : « Moi, je me  réfère à la culture occidentale. S’habiller indécemment n’est pas synonyme d’être mal éduqué. N’est pas non plus  synonyme d’attirer les hommes. Car de par leur nature, les hommes  ont  toujours des arrières pensés. Que tu t’habilles comme un ange ou pas, tous nous sommes humains. »

Les parents doivent avoir l’œil sur l’habillement de leurs filles. Cela ne veut pas dire qu’ils doivent commencer à les habiller comme des petits enfants mais ils doivent surveiller avec attention l’habillement des ces dernières pour éviter le dérapage. En effet, une tenue modeste, correcte et bien arrangée révèle la véritable  personnalité de chacun car si vous vous êtes habillés indécemment, vous serez traités de tous les noms mais si vous vous attachés à ce que votre tenue sois correctement arrangée, cela vous attirera sans doute le respect d’autrui.

Cleas Nlemvo 


jeudi 7 février 2013

« L’AVORTEMENT CLANDESTIN », UNE COUTUME INEDITE POUR LES JEUNES FILLES CONGOLAISES !



Une foule se réunit prés d’un pont qui enjambe un caniveau mal entretenu. Tous les regards de ces gens, qui se sont rassemblés, convergent sur le bas de ce pont, les uns, les mains sur la tête et les autres se parlent entre eux avec un air bizarre.  Signe d’horreur !

Le matin du 20 janvier 2013, les habitants du quartier Mombele dans la commune de Limete commencent paisiblement la journée comme d’habitude quand tout à coup une découverte macabre les bouleverse. Un tireur de chariot qui ramassait des immondices jetées sous le pont qui traverse un grand caniveau découvre dans un sac-poubelle le cadavre d’un bébé étranglé et jeté sous le pont par un inconnu. Selon les enquêtes menées par la police, le bébé n’aurait que 6 jours d’existence et que l’infanticide serait sans doute sa maman qui l’aurait étouffé juste après sa sortie de l’hôpital. La population de ce quartier témoigne que ce n’est pas une tragédie originale car déjà l’année passée il y a eu découverte des plusieurs fœtus dans des caniveaux et que les auteurs de cette atrocité restent inconnus.

Ces témoignages prouvent de manière impérative que l’avortement clandestin devient une pratique courante pour les jeunes filles congolaises, un phénomène qui connaît une ampleur inédite dans la république démocratique du congo. Particulièrement dans la ville de Kinshasa où on peu enregistrer plus de 12 cas d’avortement clandestin dans une année, pourtant la loi congolaise prohibe cette pratique sur l’ensemble du territoire national. Le droit pénal sanctionne sévèrement tout avortement provoqué sur sois même ou par autrui. Ceci ressort aux articles 165 et 166 du code pénal congolais qui réprime de 5 à 10 ans de servitude pénale un avortement sur soi-même, et de 5 à 15 ans celui par autrui, nous explique un Avocat. En dépit de cette lourde punition, cette pratique continue de prospérer comme si elle était entrain de jouir d’une impunité absolue. Jamais une pratique aussi barbare n’a connu une telle extension depuis que le Congo a été Congo.

Les aventures amoureuses de courte durée seraient un des piliers qui assurent l’accroissement des avortements clandestins chez les jeunes filles. Ces dernières années, le flirt est devenu un divertissement fort prisé dans de nombreux pays. Cette pratique est maintenant monnaie courante chez de tout jeunes adolescents. Autour des écoles ou des universités, on les voit fréquemment se tenir par la main, s’embrasser ou aller même plus loin, c'est-à-dire, à avoir des relations sexuelles illicites sans tenir compte des risques qui y guettent. Mais comment le flirt pourrait favoriser l’augmentation des avortements clandestins ?

En général, quand deux jeunes gens sortent ensemble, ils se tiennent par la main et s’embrassent, quand cela ne va pas plus loin. Au début, ils se contentent de se tenir par la main, car ce simple contact leur procure une certaine émotion. Mais au bout de quelque temps, l’effet n’est plus le même; ils n’éprouvent plus la même émotion. Alors ils ont envie d’autre chose, peut-être de s’embrasser. Mais à la longue les baisers aussi deviennent quelque chose de banal et perdent de leur saveur. Alors ils auront envie d’essayer une autre expérience qui serait sans doute le contact sexuel or dans ces relations sexuelles hors mariage, L’éventualité d’une grossesse illégitime serait prise en considération. Une fois que la fille est rendue enceinte, c’est le pire cauchemar qui commence pour elle, car de nombreux parents en république démocratique du Congo ont encore du mal à accepter de voir leur filles enceintes avant le mariage même si celles-ci ne sont plus mineurs autrement dit si elles ont atteint l’âge de la majorité. Surtout dans la ville de Kinshasa, généralement quand les parents apprennent que leur fille est enceinte, cette dernière est à coup sûr expulsée du toit parental par ces parents pour aller rejoindre l’auteur de cette grossesse afin de commencer leur nouvelle famille.

Mais c’est toujours déplorable pour la jeune fille enceinte, puisque dans la plupart de cas, le responsable de cette grossesse parvient à disconvenir formellement que ce soit lui qui en est l’auteur et rejette à son tour la fille qu’il a engrossée. De ce fait, Beaucoup des jeunes filles recourent à l’avortement pour mettre un terme à leur dépression, malgré les dangers qu’il comporte et les troubles affectifs qui en résultent.  « Lorsque je suis tombée enceinte, je n’ai pas eu le courage d’en parler à mes parents car ils devraient seulement me chasser de la maison et ou me tuer. J’ai décidé de me taire. En même temps, le garçon responsable de ma grossesse ne voulait pas croire que c'était lui le vrai responsable. Je me suis alors retrouvé entre deux mondes car je ne pouvais rien dire à mes parents et en même temps je n’avais nulle part où aller. C’est ainsi que j’ai décidé d’avorter, mais en même temps aussi je ne pouvais pas aller à l’hôpital car l’avortement n’est pas autorisé dans notre pays et donc les médecins ne pouvaient pas accepter de le faire. Je suis donc partie voir un médecin qui a fait la procédure dans la clandestinité loin de mon quartier » Avoue une jeune fille de 21 ans.

N’oublions pas que les fœtus ne sont pas les seuls victimes que faites cette pratique, puisque lors de l’avortement clandestin, généralement c’est la vie de la jeune fille qui est mise en danger car une minuscule erreur lui serait impérativement fatale. Selon une source fiable, plus de 300.000 filles et femmes en Afrique meurent en silence chaque année suite aux avortements clandestins qui se déroulent souvent dans des conditions dramatiques. En effet, beaucoup des filles qui ont aussi tenté d’avorter ont, de façon indiscutable, perdu la vie. « L’année dernière, une jeune fille d’une vingtaine d’année est morte de suite d’un avortement qu’elle a provoqué elle-même. Elle est arrivée à l’hôpital dans un très mauvais état. On a tous fait pour l’aider à survivre mais elle a fini par mourir » Nous explique un médecin dans un dispensaire situé dans la commune de Ngiri-Ngiri, dans la ville de Kinshasa. Cette fille n’est pas la seule à avoir périt à la suite de l’avortement car une étude faite par un sociologue congolais a montré que 72 % des décès chez les adolescentes étaient dus à des complications à la suite d’un avortement.

Que doit alors faire le gouvernement congolais ? Pertinente question !
Eu égard à l’ampleur de ce phénomène fou, le gouvernement congolais serait obligé de restreindre quelques mesures prises pour réprimer cet acte. Notamment, le gouvernement doit autoriser officiellement l’avortement afin que tous ces actes cessent  et que si on veut avorter,  qu’on le fasse sans aucune crainte dans des hôpitaux qui peuvent assurer une bonne prise en charge médicale. Il faut aussi  renforcer la sensibilisation des femmes et des jeunes filles sur l’utilisation des méthodes contraceptives, afin d’éviter les grossesses indésirables.

Cleas Nlemvo


mardi 22 janvier 2013

LES EGLISES DE REVEIL EN RDC, UN BUSINESS HORS DU COMMUN !




Selon les statistiques fournies par une expertise, hormis les partis politiques congolais, les églises de réveil présentent aussi un fort pourcentage en RDC en raison de son nombre qui ne cesse de s’accroître jour après jour. Vu leur prolifération, il serait évident d’affirmer que ces groupuscules religieux deviennent une affaire lucrative dans laquelle les autoproclamés « Hommes de Dieu » se remplissent les poches.

La prolifération des églises de réveil au Congo devient un fait saillant au cœur de la société congolaise. Vu sa multiplication infinie s’accroître progressivement sur l’étendue du territoire congolais, on estimerait que notre pays serait, sans doute, classé parmi les premiers pays en Afrique à compter un plus grand nombre des organisations religieuses.
Les églises de réveil naissent presque tous les jours en République démocratique du congo. Principalement dans la ville de Kinshasa où on trouvera dans chaque rue plus des 10 églises de réveil construites le long de l’avenue, souvent chacune d’elles avec ses fidèles, ses propres enseignements et sa particulière manière d’interpréter la bible.
Ce phénomène semble tolérable pour la majorité des gens mais pour les autres c’est un fait inexcusable qui mérite une
réprimande imminente de la part gouvernement congolais.
Alors, quel est l’engrais chimique qui favorise la paisible croissance des églises de réveil au Congo ?

« Semez et Dieu Vous le restituera ! »

Dans le palmarès des plus grandes figures des hommes riches, en RDC, les pasteurs n’y manqueront pas une place, en effet. On les voit tous entrain de rouler dans des belles voitures, construire des très belles maisons, se vêtir de façon fastueuse, etc.… chose grave, beaucoup parmi ces responsables des églises de réveil appelés « pasteur » ne travaillent pas et ils affirment sans gêne que leur travail ne se résume qu’à prêcher et à poser les mains sur les gens afin que ces derniers se débarrassent des tous leurs maux. Mais, comment se procurent-ils alors tous cet argent ?
Ces pasteurs, qui s’autoproclament « Hommes de Dieu » s’enrichissent de la dîme et des offrandes que des adeptes crédules (BANDIMI), séduits par leurs enseignements erronés et de leurs pseudo-miracles, leur donnent. Ces autoproclamés « Hommes de Dieu », bons éloquents, manipulent avec tact la bible et la ruse des ‘vision’ pour séduire leurs fidèles en leur contraignant de ‘semer’ qui consiste à donner au pasteur ce qu’on a de plus important en espérant une restitution au centuple de la part de Dieu. Conséquence ? Beaucoup des femmes et des hommes se laissent séduire par ces fameux charlatans avec leur ‘évangile de la prospérité’ qui les enrichit et appauvrit les fidèles.
Vu que les pasteurs ou « pasta » ou encore « passe-temps » qui me semble convenir, se font facilement fortune à moindre coût sans frais au détriment de leurs fidèles, beaucoup des gens s’autoproclament aussi « Homme de Dieu » et se lancent aussi à corps perdu dans cette affaire qui semble extrêmement lucrative en vue de rouler sur l’or à leur tour, d’où la prolifération des églises de réveil dans notre pays ne cessent d’accroître.

Une véritable entrave pour le développement de notre pays !

Ce phénomène a-t-il des effets nuisibles pour la société congolaise ? Absolument ! Ce phénomène de la multiplication des églises de réveil contribue beaucoup plus au sous-développement de notre pays qu’à son développement.
Selon les témoignages accumulés, les églises de réveil seraient citées parmi les origines exactes du phénomène « enfant de la rue ». Comment ? Car la plus part des enfants qui traînent dans la rue ont été accusés de sorcellerie ensuite expulsés de leurs familles. Un enfant âgé de 10 ans qui traîne dans la rue depuis plus d’un an, raconte : « Un jour mes parents m’ont dit d’aller voir leur pasteur, en arrivant le pasteur leur dit que je suis un sorcier et que je doit être délivré le plus vite possible sinon dans 48 heures je finirais par les bouffer, envahis par la peur, mes parents m’ont abandonné dans l’église et m’ont dit que j’aurais droit de retourner à la maison que si je me suis débarrassé de ma sorcellerie, alors que moi-même je sais bien que je ne suis pas sorcier. Juste après leur départ, le pasteur me battait avec une canne afin que je puisse avouer ma sorcellerie. Après deux jours de souffrance, j’en ai eu marre et j’ai fini par fuir, dés lors, la rue est devenue ma nouvelle famille ! » Cet enfant ne serait, sans doute, pas la seule proie de ces fameux prédateurs crapuleux appelés « pasteur ».
Une autre femme âgée de 40 ans, qui raconte avoir perdu son mariage parce que son pasteur l'avait exhortée à se séparer de son conjoint, qui, selon le pasteur, n’était pas l’homme idéal de sa vie que Dieu lui avait choisit. Ultra naïve, elle a écouté les fallacieux propos de son « Pasta » ou « passe-temps », Deux mois plus tard, elle a fini par plaquer son fidèle mari avec lequel elle avait eu trois enfants. « À pressent, je ressent un profond vide, quand je pense à mes enfants, d’autant plus ! Je pense que cela soit la plus grosse bourde que j’ai pue commettre, une énorme erreur de toute ma vie ! » Conclut-elle, en pleurant.

« Eglise des abeilles plutôt qu’église de réveil ! »

Une autre conséquence considérable causée par ces groupuscules religieux c’est le bruit.
Le tapage causé par ces églises de réveil ou « église des abeilles » en raison de se bourdonnement, fait aussi parti des supplices qu’endurent la population congolaise. Tous ces groupuscules religieux qui se rivalisent entre eux, sèment des bruits insupportables dans les quartiers où ils sont plantés. Avec leurs cultes dénués d’importance qui se déroulent presque tous les jours de la semaine, les voisins ne se font que casser les oreilles par des vacarmes causés sciemment par une intense amplification des sons des instruments musicaux et de bourdonnement de leurs prières qui s’accompagnent avec l’exécution des tambourins (KISAKA-SAKA) et les réguliers claquements des mains. « Le matin, on se réveil avec des bruits. Le soir en rentrant du travail, fatigué, on est accueilli par des bruits, il n’y a même pas moyen de suivre les infos à la tele. A minuit c’est le bruit de ‘ veiller des prières’ qui nous accompagne dans le sommeil. Au bout d’un moment, on a envie de crever, franchement ! » Déplore un père qui habite dans une parcelle dans laquelle est plantée une église de réveil.

N’y a-t-il pas des solutions adéquates pour mettre fin à cette tempête de la prolifération des églises de réveil au Congo ? Si ! Il y en a.
Le gouvernement congolais ne doit pas demeurer insensible à ce phénomène « église de réveil » qui sème la pagaïe au sein de la société congolaise. La justice congolaise doit élaborer quelques lois, lesquelles, tous ces groupuscules religieux seraient contraints de s’y soumettre et que leur transgression puisse constituer un délit répréhensible à sa hauteur. Outre, la population congolaise doit bannir toute naïveté et crédulité face aux fallacieux propos des « pasteur » ou « pasta » ou encore « passe-temps ». Quoi qu’ils vous disent, sachez que la bénédiction est un fruit d’une prière individuelle et d’un travail bien fait car la bible, elle-même, le dit : « celui qui ne travaillera pas, il ne mangera pas non plus. » - 2 Thessalonicien 3 :10

Cleas Nlemvo


samedi 19 janvier 2013

« Décembre », une période d’inquiétude pour les parents !



« - Non, papa ! Je vais une nouvelle paire des baskets pour la fête de noël et une autre pour la fête du nouvel an !  - il n’en est pas question, mon garçon ! Tu vas enfiler tes anciennes chaussures, ok ? » Si vous êtes parents, peut être que vous avez déjà vécus ce genre d’accrochage. Beaucoup des parents se tourmentent au mois de décembre puisque leurs enfants exigent les nouveaux vêtements pour la fête.

L’approche de la nouvelle année est une période très embarrassante pour les parents. Vu les requêtes des enfants qui exigent l’achat des nouveaux vêtements touts neufs pour les festivités de noël et celles de nouvel an, les parents sont submergés d’un embarras absolu. Si on considère la situation économique actuelle du pays, nul ne contestera que ‘répondre aux exigences relatives aux festivités de la fin de l’année de chacun des enfants dans une famille n’est pas une mince affaire pour les parents, à plus forte raison si les parents gagnent un salaire infime.’

La hausse des prix chez les marchands ferait aussi parti, évidemment, des éléments qui constituent l’embarras par lequel se laissent envahir les parents pendant la période des festivités de la fin de l’année car les vendeurs savent bien que le mois de décembre c’est une période de casse-tête que traversent les parents sous la pression de leurs enfants qui exigent des nouvelles offres. « C’est stupéfiant de voir un pantalon qu’on avait vu bradé le mois passé qui est actuellement vendu à un prix élevé, on n’en peut plus franchement ! » s’exclame un parent. Cependant, les parents se donnent toujours beaucoup de peine pour satisfaire leurs enfants en exécutant ce que ces derniers réclament. Mais qu’est se passe-t-il vraiment dans la tête des enfants pendant la période de la fin de l’année ?

 En effet, nul ne peut ignorer les différents désires, émotions ou encore influences que connaissent les enfants. « Un enfant est comme une marionnette car il se laisse facilement animé par tout ce qui lui vient dans le cerveau » a indiqué un psychologue. Certainement, un enfant peut être facilement emporté par le courant du désir. Parfois ils subissent aussi l’influence des camarades du quartier ou de l’école, « c’est honteux de voir, lors de la fête du nouvel an, tous les amis avec des nouveaux vêtement sauf moi, c’est déplaisant ! » a déclaré un enfant âgé des 15 ans. L’influence de l’entourage pourrait aussi être, effectivement, l’une des causes qui font que les enfants ne cessent de tourmenter les parents en leur exigeant des nouvelles offres pour la fête de noël et celle du nouvel an sans tenir compte de leurs poches.

Evidemment, ce n’est pas facile d’assumer la responsabilité d’une famille. Alors quand on se sent prêt à se charger de cette responsabilité, il faut aussi s’attendre aux éventuels embarras et d’accepter de porter sa croix. Les enfants sont ‘un don précieux’ de la part de Dieu, le dit-on, tous. Certes, répondre à leurs besoins c’est attacher le prix à ‘ce don’ merveilleux venant de Dieu mais les habituer à ne jamais manquer de quoi que ce soit c’est, à tout prix, compromettre leur éducation. Les parents doivent, par conséquent, être équitable.

Offrez à vos enfants ce dont ils ont besoins si c’est possible, et quand vos moyens financiers ne répondent pas, expliquez leur votre position sans équivoque. Il y aura, probablement, une réaction contrariante de leur part mais si vous vous attachez à ce qu’ils comprennent votre état financier, vous allez prioriser l’assurance de leur bonne éducation qui est plus importante que toute autre chose et vous allez vous débarrassez des tracas par lesquels se laissent envahir beaucoup des parents pendant le mois de Décembre.
Cleas Nlemvo
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