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jeudi 17 décembre 2015

LE COMPTE TWITTER DE L’ORDURIER SUSPENDU : LA TWITTOSPHERE CONGOLAISE S’ENFLAMME

Depuis que le compte twitter de L’ordurier a été suspendu, la colère de la communauté congolaise sur twitter enfle peu à peu. Nombreux se mobilisent pour pétitionner en faveur de ce compte.

Ça fait plus d’un jour déjà que les twittos congolais grincent des dents car ils ne voient  aucun tweet de Joseph L’ordure sur leurs Timeline.

Le compte de ce fameux @ordurier à la grande gueule est devenu inaccessible depuis le 13 décembre date à laquelle il a posté pour la dernière fois.

A priori, ce compte a été suspendu par Twitter. Peut-être à cause de ses coups de gueule, ses offenses à répétition contre toutes personnes s’opposant à son point de vue, ce qui a -d’ailleurs- fait flamber sa notoriété sur Twitter. Mais en réalité, nous ignorons encore  les vraies raisons qui ont poussé Twitter à censurer cet internaute.

Cette suspension, a provoqué une vague d’indignation des twittos congolais. En afrique comme ailleurs, ils s’organisent pour lancer une pétition contre twitter afin de réclamer la réouverture de ce compte à l’avatar d’une tête de mort en colère orné des rameaux rouges, d’une bêche et d’une pioche.

Joseph L’ordure, qui a comme pseudo twitter @ordurier, est une personne à l’identité inconnue, qui emballe la twittosphère congolaise depuis un certain temps. Il est beaucoup plus connu pour sa prise de position radicalement hostile à l’égard du gouvernement congolais. Mais il a plutôt réussi à faire grimper son nombre de  followers  grâce à ses insultes et remontrances qu’il  poste  souvent en guise de réponse aux tweets de différentes grandes figures de l’actuel gouvernement.  Ce n’est donc pas en vain qu’il s’est surnommé « Ordurier » car il l’avait su qu’il va être une véritable « Ordure » pour la plupart de ces politiques qu’il adore traiter des ‘macaques’.  Ce qui a poussé bon nombre des dirigeants congolais, n’ayant pas supporté ses offenses, à le bloqué sur Twitter.

Sa disparition de Twitter a été vite remarquée d’autant plus qu’il ne s’est pas prononcé depuis le dernier discours du chef de l’Etat devant le congrès. Ce qui a provoqué l’indignation de la Twittosphère congolaise qui, pour l’instant, se mobilise pour réclamer rien que son retour imminent sur Twitter.


Will’ Cleas  Nlemvo

mardi 17 novembre 2015

ATTENTATS A PARIS : QUAND LES DITS « PATRIOTISTES » DEVIENNENT PLUS RADICAUX QUE LES ISLAMISTES

Tout comme les attaques terroristes  du 7 janvier  contre Charlie Hebdo en France avaient divisé des sociétés, celles du vendredi dernier à paris ont également  provoqué des réactions à deux vitesses tant en Afrique qu’ailleurs. Particulièrement en RDC où les dits « patriotistes » se sont montrés radicaux en multipliant des messages très virulents envers les français. Ce qui n’a pas empêché les «Je suis Paris » de compatir avec les victimes de cette attaque malgré des moqueries qu’ils ont dûes essuyer.

Jamais des attentas terroristes n’ont autant créé des divergences d’avis en Afrique comme ceux perpétrés le vendredi dernier en plein paris.

Notamment en RDC où ces attentats ont aussi beaucoup fait parler, les points de vue des congolais n’ont pas été homogènes.

Ce drame a autant divisé la société congolaise jusqu’à créer deux courants d’opinion. D’un coté, il y a eu les « Je suis Paris », ceux qui ont témoigné de la compassion aux français et qui, en guise de soutien, ont fièrement affiché le drapeau français sur leurs profils des médias sociaux. Et de l’autre coté, il y a eu les « Je suis Kivu » qui se sont montrés plutôt indifférents à la tuerie de Paris et ont préféré commémorer leurs 6 millions de morts tués dans des massacres qui sévissent à l’Ets de la RDC. Ce qui leur a valu la qualification de « Patriotistes » mot inventé par l’autre camp pour dénoncer  le patriotisme  de ces derniers jugé trop exagéré.  Les deux camps se sont livrés à une rude bataille d’opinion via les réseaux sociaux.

Dans cette guerre d’argument, les «Je suis Kivu » se sont faits remarquer de par leur attitude très hostile envers le peuple français. Ils ont justifié leur indifférence  à ce carnage en dénonçant l’attitude plutôt « froide » de l’occident et du monde entier quand il s’agit des génocides sur leur sol. « Ici chez nous, on enterre des  centaines des victimes des massacre  par jour mais aucun français n’a pensé à placer, sur son profil facebook,  une  photo à l’effigie du drapeau de mon pays pour rendre hommage à nos frères tués. Et comment pourrons-nous le faire quand il y a eu carnage chez eux» ? S’interrogent certains d’eux. « Si les 130 victimes des attentats à paris méritent une minute de silence, nos millions des morts en RDC méritent que l’on se taise à jamais », ajoutent-ils.

Le mouvement « je suis Kivu » s’est, également, montré beaucoup plus radical comme jamais au paravent. Il s’est réjoui  d’avoir vu le sang coulé sur le sol français. «Les français  doivent aussi vivre ce que nous vivons chez nous au quotidien » lance un des partisans de ce mouvement sur sa page facebook avant qu’un autre renchérisse en disant « Ce n’est que le début ça. Ils vont encore payer cher pour ce qu’ils ont fait en Libye, au Rwanda, en Centre-Afrique et au Congo-Brazza. Qu’ils continuent à s’ingérer en Afrique, ils payeront toujours cher ! »


Will Cleas Nlemvo

mercredi 10 juin 2015

Législatives en RDC : la députation, un job en Or qui attire

‘Tout lâcher pour un siège au parlement’, telle est la détermination de toutes ces personnes qui abandonnent leurs activités pourtant rentables afin de gagner des sièges au sein du parlement congolais. Il semble que la députation devient le seul boulot qui paie mieux… en tout cas, pour ceux là, vu leur motivation, en effet !
Ils sont journalistes, professeurs, artistes, pasteurs, sportifs, les gens des tous les domaines qui désertent les secteurs de leurs compétences en vue de rejoindre l’hémicycle du parlement congolais et porter le statut de ‘élu du peuple’. Ce qui provoque un dépôt massif de candidatures lors de chaque législatives. Vu l’engouement des toutes ces personnes soucieuses de devenir parlementaires, nous n’avons qu’à estimer que la députation dévient un job en or accessible à tous.     
Depuis les premières élections démocratiques en 2006, nous constatons que le nombre de candidats aux postes électifs augmente de façon vertigineuse à chaque période électorale. Comme l’a indiqué une journaliste via son compte twitter, ‘la CENI aurait déjà réceptionné 17 410 candidatures pour seulement 711 sièges aux élections provinciales  de 2016’. Parmi les postulants qui ont fait couler beaucoup d’encres, nous pouvons citer Robert Kidiaba Muteba, Pamphile Miyayo et Jean Kasusula qui sont tous les trois, pourtant, les stars du football congolais. Connus par le grand public pour avoir mené des bonnes carrières en équipe nationale, ces stars du ballon rond ont préféré troquer leurs maillots de foot pour des éventuels costume-cravates : tenue à la mode de députés congolais. Une décision très commentée par différents médias car personne ne pouvait s’attendre à ce que ces icones du football congolais choisissent de quitter la pelouse du stade pour des probables sièges au sein du parlement congolais.
 Si ces candidats prétendent tous  vouloir aller au parlement pour « défendre l’intérêt du peuple », les commentaires des uns et des autres évoquent différentes autres raisons qui les motivent à se jeter à corps perdu dans la députation souvent avec aucun bagage politique.
A en croire ce qu’avait publié le site d’information www.KongoTimes.info sur la hausse du salaire des députés et sénateurs qui était passé de 6.000 USD à 13.000 USD par mois, nul ne pourra contester que la plupart de ces postulants qui abandonnent leurs métiers pour une place au parlement sont beaucoup plus aiguillonnés par l’envie de gagner encore plus de sous que par le soucis de défendre l’intérêt de leurs communautés. Sans oublier que les différents privilèges, entre autres les véhicules officiels, les voyages à l’étranger, l’immunité dont jouissent les parlementaires de la dernière législature constituent également la base de cette affluence de candidatures aux élections à venir. Ce qui rend à la CENI la tache difficile car avec un nombre de candidats excessivement élevé, l’organisation des élections n’a jamais été aussi simple.
Mais peut-on reformer ce secteur afin d’éviter l’afflux de candidatures venues des toutes sortes des personnes ? Comme le suggère un politologue qui a requis l’anonymat, « la reforme doit se faire au niveau des partis politiques. Ils doivent veiller aux choix de leurs candidats en tenant compte des critères pouvant aider les électeurs à accorder leurs suffrages aux postulants qui, une fois élus, seront susceptibles de contribuer au progrès de la nation ». Sinon avec cette ruée de candidatures à chaque législatives, « nous risquons d’avoir des tintin au parlement » comme l’a dit un jeune étudiant pour se moquer des élus qui ne valent absolument rien.

Cleas Nlemvo

samedi 2 mai 2015

AFRIQUE : BIENVENUE AU CONTINENT DES PRESIDENTS A VIE !

‘Et si on restait président de la république pour la vie ?’ En tout cas c’est ce que souhaiteraient, à priori, bon nombres des chefs d’Etats africains.
S’accrocher au fauteuil présidentiel le plus longtemps possible est sans doute le rêve de la plupart des dirigeants africains. Aujourd’hui en Afrique, les trois-quarts des dirigeants sont en tête du pouvoir pendant une dizaine d’année. Selon un web magazine, les 4 présidents en exercices dans le monde depuis plus d’une trentaine d’année sont tous africains. Et malgré cette longue période et leurs âges pour la plupart très avancés, certains ne s’en fatiguent toujours pas. A chaque terme de leurs mandats, Ils mettent en pratique tous les moyens nécessaires dans le but de s’accrocher au pouvoir pendant une longue période, voir au delà de la limite accordée par la constitution. Ce serait ‘faute de ne pas savoir quoi faire et ou aller après avoir quitté le pouvoir.’- souligne un éditorialiste d’un magazine panafricain.’
Même si l’ex-président sud-africain, le feu Nelson Mandela et celui du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, ont joué les bons élèves, en étant en tout cas les seuls dirigeants africains à avoir volontairement renoncé au pouvoir au terme de leurs mandats, ce bon exemple de la démocratie qu’ils ont légué à la génération future demeure aujourd’hui une page de l’histoire tournée qui a d’ailleurs valu au père du Sénégal indépendant des moqueries de la part de ses homologues de cette époque. Qualifié de ‘déserteur’ par, entre autre, l’ivoirien Houphouet Boigny, qui, lui, avait opté pour la présidence à vie, enfin… peut-être !
La constitution manipulée au prix du sang de la population.
Si dans nos mémoires persistent encore les images de cette trentaine de morts qui se sont sacrifiés pour chasser Blaise Compaoré avec ses 27 ans de règne dans sa poche, celles du janvier dernier en RDC font encore froid dans le dos vu que l’intention du président Joseph Kabila de prolonger ou non son mandat au-delà de la limite accordée par la constitution reste toujours incertaine. Quand bien même la population, au prix de 17 morts (selon le bilan officiel), a pu barrer la route au projet de loi sur la révision constitutionnelle considéré par l’opposition comme moyen qui aurait permis à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter aux prochaines élections, le sort de l’homme fort de la RDC reste encore inconnu. Personne n’ose parler avec certitude s’il va bien quitter le pouvoir au terme de ses deux mandats consécutifs. La RDC et le Burkina sont loin d’être des cas exceptionnels. Le débat sur la clause limitative du nombre de mandats présidentiels fait encore, aujourd’hui, la une de l’actualité africaine. Cette fois c’est au Burundi ou les rues de Bujumbura sont à feu et à sang depuis que le président Pierre Nkurunziza a été désigné, par son parti, le CNDD-FDD, comme candidat pour un éventuel troisième mandat aux prochaines élections. Lui qui est à la tête de son pays depuis 2005, a manifesté son intention de briguer un troisième mandat. Ce qui a provoqué des violences dans la capitale burundaise, des heurts entre la police et manifestants s’opposant à cette éventuelle candidature jugée ‘inconstitutionnelle’ par l’opposition. On dénombre déjà 7 morts depuis que les émeutes ont commencé mais le président Nkurunziza n’a pas l’air de renoncer à sa décision.    
La liste serait très longue s’il faudra parler des tous ces chefs d’Etats africains qui opteraient probablement pour la modification de la constitution en vue des briguer des nouveaux mandats dans les prochains jours. Se maintenir au pouvoir le plus longtemps reste pour le moment une marque de la politique africaine.
Les constitutions continuent d’être manipulées par les plus forts et la révolution semble être le seul moyen efficace de se débarrasser des ces ‘Dictateurs pseudo-démocrates !’

Cleas Nlemvo

LAMBERT MENDE STIGMATISE LA PRESSE POUR SA ‘COMPLAISANCE’ A L’EGARD DE L’OCCIDENT

Lors d’une conférence de presse qu’il a tenue, le ministre des medias, Lambert Mende, s’en est pris aux journalistes congolais, les accusant d’avoir tendance à se soumettre à la domination occidentale.
Pour Lambert Mende, la presse congolaise se montrerait très réticente face aux abus des organisations occidentales. Mais, en revanche, elle a tendance à enfoncer le clou quand il s’agit des réclamations de ces dernières. Une politique qui n’enchante pas le ministre des médias congolais et qui l’a, par conséquent, contraint à manifester son indignation lors de cette conférence qu’il a tenue le jeudi 30 avril.   
Tout a commencé par une question sur le fait que le président  Barack Obama a ordonné à l’armée américaine de venir en renfort pour soutenir la brigade anti-émeute afin de disperser les manifestants qui se mobilisent dans plusieurs grandes villes des Etats-Unis pour dénoncer le racisme dans la police américaine après une série des meurtres des jeunes noirs non armés tués par des policiers blancs.
Cette mesure consistant à déployer l’armée dans la rue pour éviter le dérapage des émeutiers a été prise par Kinshasa lors des manifestations du janvier dernier. Cela aurait déclenché une vague des rapports de différentes ONG humanitaires accusant les autorités congolaises d’avoir fait usage de la force de façon disproportionnée. « Mais il est fort étonnant de constater le silence absolu de la communauté internationale face à cette même décision qu’a, cette fois, prise le président américain." déclare le porte parole du gouvernement,  "Alors que Washington aussi est membre de l’organisation des nations unies comme la RDC mais aucune des ces organisations engagées dans l’humanité ne l’a condamné pour avoir fait appel à l’armée afin de dissuader ce soulèvement », poursuit-il
.

De ce fait, Lambert Mende a fustigé la presse congolaise, la reprochant de tolérer cette espèce de ‘néo-colonisation’ en faisant l’apologie des caprices des ces organisations étrangères à travers les médias.    

vendredi 31 octobre 2014

‘THE RUMBLE IN THE JUNGLE’ : 40 ANS APRES, LE MONDE ENTIER S’EN SOUVIENT.



« Ali, BOMA YE ! » Une simple phrase mais qui est entrée dans la légendaire histoire du combat du siècle opposant Mohamed Ali face à George Forman à Kinshasa. 40 ans après ce combat historique, aujourd’hui  le monde entier s’en souvient et l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa a organisé une projection du film à l’occasion de la commémoration de ce ‘Rumble in the jungle’.

Il y a nettement 40 ans jour pour jour depuis que George Foreman s’est écroulé des suites des violents coups des poings de son adversaire Mohamed Ali lors du combat décisif qui a opposé les deux grands boxeurs de l’époque à Kinshasa sous la lumière du stade de 20 mai.
30 octobre 1974 au 30 octobre 2014, 4 décennies se sont écoulées mais l’image spectaculaire de ce combat reste toujours  gravée dans la mémoire de la plupart des gens. On y voit George Foreman, alors épuisé et complètement au bout des ses derniers efforts se laissent ensuite à la merci de son concurrent, Mohamed Ali, qui lui enchaine une rafale des coups jusqu’à tomber  KO sur le ring sous les cris hostiles de la foule acharnée entrain de marteler sans arrêt «Ali, BOMA YE !»   
‘The rumble in the jungle’ ou ‘le combat de la jungle’ comme on l’a baptisé, cette rencontre reste une légende dans l’histoire de la boxe et a été non seulement un événement sportif mais aussi une rencontre culturelle qui a rassemblé les grands noms de la musique de l’époque tels que James Brown, BB King, Tabuley Rochereau et tant autres qui ont pu livrer des concerts.
A l’occasion du 4Oeme anniversaire de ce combat du siècle, l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa a organisé, ce 30 octobre, une projection du film de cet événement historique qui a eu lieu à la halle de la Gombé dans le soucis de «permettre à la présente génération d’avoir l’image de ce qui s’est passée à cette époque car c’était un match impressionnant mais surtout à l’idée d’avoir eu toute une délégation américaine ici c’est ça qui est le plus important » déclare  la conseillère aux affaires publiques de l’ambassade des Etats-Unis, Madame Ellen B. Masi, qui a d’ailleurs ouvert la soirée et a également assisté à la projection de ce film.
Après la fin du film qui a duré environs deux heures, l’assistance a eu un court entretient avec l’invité special de la soirée, Mr. Olela Shungu, celui qui était l’interprète de Mohamed Ali lors du séjour de ce dernier ici en actuelle RDC. Un entretient au courant duquel  Mr. Olela Shungu a parlé du déroulement de ce grand combat, de sa préparation ainsi que de ses coulisses avant de clôturer avec une séance des questions du public auxquelles il a aussi répondu.
Il est vrai que les jours passent vite et rendent des souvenirs obsolètes mais grâce à cette belle initiative qu’a prise l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa, le public invité à cette projection a été plongé dans ‘il y a 40 ans’, au cœur de l’époque de Mobutu Seseko, pour revivre ce grand match qui a marqué l’histoire de la boxe dans le monde.
Cleas Nlemvo

vendredi 23 mai 2014

L’INDUSTRIE DE PAGNE AFRICAIN, UNE EXPLOITATION DE L’OR EN TISSU



Originaire de l’Indonésie, le wax, appelé communément pagne, continue à envahir  le marché textile du  vieux continent africain qui en est pourtant pas le premier producteur mais qui en demeure le plus grand consommateur.
Voici déjà un siècle que la fièvre du wax s’est emparée du continent africain.
Généralement en Afrique subsaharienne, cette étoffe composée des fibres végétales tissées continue à occuper les étagères du marché textile africain.
ça reste l’habit le plus convoité et jusqu’aujourd’hui des centaines des consommateurs en sont bien prisés. Depuis son entrée dans le continent noir au 19eme siècle grâce aux soldats et marchands Ghanéens qui travaillaient, à l’époque, pour l’état colonial hollandais à Java (Indonésie) et qui auraient vu comment les colonisateurs anglais et hollandais se mettaient à l’imprimer à la cire, ‘Wax’ en anglais, ce tissu fascine toujours aujourd’hui dans le continent noir et y séduit toutes sortes des personnes.
Entre le wax et le continent africain qui n’en est pourtant pas le premier producteur, c’est une histoire d’amour. « Le pagne est la tenue exigée pour tout le monde et pas question de mettre n’importe quoi, alors on collectionne les tissus et on est toujours à la recherche des nouveaux modèles. Il n’y a aucune cérémonie qui se fait sans pagne. Mariage, baptême, enterrement, remise de diplôme, journée de la femme, on l’y porte, le pagne est omniprésent dans notre quotidien en Afrique, » témoigne Laure qui est une étudiante béninoise dans une école du stylisme en France.
En effet, il y a des usines en Afrique qui fabriquent des pagnes. Des usines spécifiquement africaines comme DAVIVA au Ghana et tant autres basées dans différents pays africains entre autres le Togo, le Nigeria, le Benin…
Malgré toutes ces tentatives des productions locales de wax, l’Afrique reste dépassée par la demande et ne peut lutter face à l’efficacité des producteurs européens, principalement hollandais, qui fournissent désormais, tout le continent en tissus.  Ils en sont sans doute les plus grands exportateurs et s’attribuent le monopole du marché grâce à leur principale société, Vlisco Group basée à Helmond depuis 1846 et distribue quatre marques  – Vlisco, Woodin, Uniwax et GTP- qu’on retrouve aussi sur les marchés d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale.
Cleas Nlemvo
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